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Bulletin Quotidien Europe N° 12632
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RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

La Commission européenne sécurise une livraison de 300 millions de doses supplémentaires du vaccin Pfizer-BioNTech

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé, vendredi 8 janvier, que l'institution avait sécurisé au nom de l'Union européenne l'achat groupé de 300 millions de doses (dont 100 millions de doses en option) du vaccin Pfizer-BioNTech contre la Covid-19, en plus des 300 millions de doses déjà agréées en novembre 2020 (EUROPE 12600/5).

« Nous devons vacciner le plus grand nombre d'Européens le plus rapidement possible », a-t-elle déclaré lors d'une rare conférence de presse au Berlaymont, siège de la Commission. Sur ces 300 millions de nouvelles doses, Mme von der Leyen a indiqué que « 75 millions » seraient disponibles dès le 2e trimestre et le reste courant 2021. Avec le vaccin de Moderna autorisé cette semaine dans l'UE (EUROPE 12630/1), elle s'est félicitée que l'UE allait être en mesure de vacciner « 385 millions d'Européens, soit plus de 80% de la population européenne ». Au total, un portefeuille potentiel de « 2,3 milliards de doses » est constitué et il servira aussi à vacciner les populations des pays du voisinage et de pays en développement.

La présidente de la Commission a défendu l'approche consistant à négocier au nom des Vingt-sept un large portefeuille de candidats vaccins auprès des groupes pharmaceutiques et à aider ces derniers à produire massivement les vaccins les plus prometteurs afin d'acquérir rapidement des doses des vaccins ayant prouvé leur efficacité auprès de l'Autorité européenne de médicaments (EMA).

« À l'été 2020, il y avait 160 candidats vaccins. Six semblent couronnés de succès à ce stade. La Commission européenne a tout de suite investi dans la production de doses. Si nous ne l'avions pas fait, nous n'aurions pas autant de doses disponibles, nous ne pourrions pas doubler le nombre de doses du vaccin Pfizer-BioNTech », a considéré Mme von der Leyen. Elle a rappelé que le groupe Pfizer-BioNTech avait lui-même annoncé en décembre réduire ses livraisons internationales, ses capacités de production ne pouvant suivre une demande trop importante.

Un cadre unique de négociation. Interrogée sur la controverse liée aux démarches que certains États membres comme l'Allemagne auraient entreprises en parallèle pour sécuriser plus de doses du vaccin Pfizer-BioNTech, la présidente de la Commission a assuré de l'existence d'un cadre « unique », « très clair » et « juridiquement contraignant », qui interdit toute négociation et tout contrat parallèles. « Nous négocions ensemble et nous achetons ensemble », a-t-elle souligné.

Lors d'une rencontre avec la presse, la ministre portugaise de la Santé, Marta Temido, a indiqué que les négociations menant à un achat groupé de vaccins « n'empêchent pas chaque pays de déployer des efforts en marge, s'il considère qu'il a besoin d'en faire davantage ». Les pays qui ont agi de la sorte l'ont fait « après, une fois que les achats groupés ont été signés », a-t-elle ajouté. Insistant sur l'importance de la solidarité, elle a aussi fait valoir que « certains pays (avaient) mis certaines doses à disposition de pays qui n'ont pas pu acquérir toutes les doses du vaccin de Moderna ».

Quant aux retards observés dans les démarrages des campagnes nationales de vaccination, Mme von der Leyen n'a pas nié l'existence d'une « route cahoteuse » au départ. Elle a fait valoir que « les États membres (faisaient) de leur mieux » pour relever un défi logistique inédit, notamment pour gérer la chaîne du froid. Les « goulets d'étranglement » dans les capacités de production ainsi que les réticences des citoyens relatives à la vaccination constituent des éléments très importants, indépendants du niveau de coopération à l'échelle européenne, a aussi indiqué Mme Temido.

Les chefs d'État ou de gouvernement de l'UE feront le point, jeudi 21 janvier par visioconférence, sur la mise en œuvre de leur stratégie de vaccination. (Mathieu Bion)

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