Les représentants de 22 États membres de l’Union européenne et de la Norvège ont signé, jeudi 17 décembre, un manifeste exprimant leur volonté de soutenir le déploiement de l’hydrogène propre en Europe, en développant en particulier un projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) pour l’hydrogène.
« Nous voulons que nos projets européens communs et nos investissements communs dans les technologies de l’hydrogène fassent de l’Europe le numéro 1 mondial, ce qui améliorera notre compétitivité et préservera les emplois à long terme », a déclaré le ministre allemand de l’Économie et de l’Énergie, Peter Altmaier.
Se félicitant de cette collaboration de 23 pays européens en faveur d’un PIIEC « ambitieux », la vice-présidente exécutive de la Commission européenne en charge de la Politique de concurrence, Margrethe Vestager, a assuré pour sa part que les États membres pouvaient « compter sur la Commission pour faire tout son possible afin de soutenir les projets et de les évaluer dès qu’ils auront été notifiés ».
Les PIIEC sont des projets considérés comme des facteurs clés de la croissance économique, de la création d’emplois et de la compétitivité dans l’UE, qui comportent souvent des risques élevés et nécessitent des investissements transnationaux de la part des pouvoirs publics et des industries de plusieurs États membres.
Pour être qualifiés de PIIEC, les projets doivent remplir un certain nombre de critères. Ils bénéficient ensuite de largesses par rapport aux règles classiques de l’UE en matière d'aides d’État, ce qui leur permet de bénéficier d’aides publiques. (Damien Genicot)