La Commission européenne a autorisé, jeudi 17 décembre, l'acquisition de la société Fitbit par la multinationale technologique Google.
Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive responsable de la Politique de concurrence, a considéré que les engagements pris par Google « garantiront que le marché des appareils de technologie portable et l'espace naissant des services de santé numériques resteront ouverts et concurrentiels ». « Ces engagements détermineront la manière dont Google peut utiliser les données récoltées à des fins publicitaires, dont l'interopérabilité entre les appareils de technologie portable concurrents et Android sera préservée, et dont les utilisateurs pourront continuer à partager leurs données relatives à la santé et à la forme physique s'ils en font le choix », a-t-elle ajouté.
La Commission craignait en effet que l'opération, telle que notifiée à l'origine, nuise à la concurrence sur plusieurs marchés : la publicité, l'accès à l'interface de programmation d'application numérique (API web) sur le marché des services de santé numériques, les appareils de technologie portable à porter au poignet.
Google a proposé les engagements suivants. Le géant américain n'utilisera pas aux fins de Google Ads les données relatives à la santé et au bien-être des utilisateurs situés dans l'Espace économique européen et qui sont récoltées à partir d'appareils de technologie portable à porter au poignet et d'autres appareils Fitbit. Google maintiendra une séparation technique des données d'utilisateurs de Fitbit.
Google maintiendra la possibilité, pour les applications logicielles, d'accéder, via l'API web Fitbit, aux données concernant la santé des utilisateurs. Cet accès sera sans frais d'accès et conditionné au consentement des utilisateurs.
La multinationale continuera de céder gratuitement aux fabricants d'équipements d'origine (FEO) Android le droit d'utiliser ces API publiques incluant l'ensemble des fonctionnalités essentielles dont les appareils de technologie portable à porter au poignet ont besoin pour interagir avec un smartphone Android. Google accordera à ces fabricants un accès aux API Android qu'elle met à la disposition des développeurs d'applications pour smartphones Android, y compris les API faisant partie de Google Mobile Services. (Lionel Changeur)