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Bulletin Quotidien Europe N° 12609
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Femmes

Au Parlement européen, les obstructions à la ratification de la Convention d’Istanbul impatientent

Après la Commission européenne en début de semaine (EUROPE 12607/21), la plupart des groupes politiques du Parlement européen ont appelé, mercredi 25 novembre, les six États membres de l’Union européenne ne l’ayant pas encore fait (EUROPE 12379/19) à ratifier la Convention d’Istanbul.

La Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie et la Slovaquie ont en effet, pour l’heure, seulement signé cette Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes.

En outre, la Pologne a récemment indiqué vouloir se retirer du texte (EUROPE 12540/1), ainsi que l’a regretté María Soraya Rodríguez Ramos (Renew Europe, espagnole).

Arba Kokalari (PPE, suédoise), pour sa part, a estimé que la Convention ainsi que la lutte contre les violences faites aux femmes étaient injustement victimes de désinformation.

« Certains affirment que la Convention soutient une idéologie de genre déstabilisante, qu’elle introduira un troisième sexe, ils disent 'nous n'avons pas besoin de cette Convention, nous avons déjà une législation'. Mais ce n’est pas vrai », a-t-elle insisté, soulignant que, même dans son pays souvent érigé en exemple, des progrès restaient à réaliser.

Sans surprise, le groupe ID, dont la coordinatrice, Silvia Sardone (italienne), a appelé à « moins de propagande féministe et davantage d’actes », et le CRE se sont opposés au reste de l'hémicycle. Margarita de la Pisa Carrión (espagnole), qui s’exprimait au nom du CRE, qualifiant même la Convention de « cheval de Troie » de la « perspective de genre ».

La commissaire européenne à l’Égalité, Helena Dalli, a indiqué pour sa part que la Cour de justice de l’UE rendrait, au deuxième trimestre 2021, sa décision quant à la compatibilité avec les traités européens de la signature de cette convention par l’UE.

Si cette adhésion « devait ensuite rester bloquée, la Commission proposerait en 2021 une initiative juridique pour prévenir et combattre la violence à l'égard des femmes, afin d'atteindre les mêmes objectifs que la Convention d'Istanbul », a assuré la commissaire. (Agathe Cherki)

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