Toutes les instances du Conseil de l'Europe se sont mobilisées en cette Journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes. Ce combat est l'une des thématiques majeures de l'organisation strasbourgeoise, pleinement impliquée dans la promotion et la mise en œuvre de sa « Convention d'Istanbul », seul instrument juridique international disponible à l'heure actuelle.
L'importance de ce texte a été rappelée par la Secrétaire générale dans une tribune diffusée dans la presse européenne (https://bit.ly/2UXtO3k ). Marija Pejčinović Burić y appelle les États qui ne l'ont pas encore ratifié (dont la Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie, la Lituanie, la Lettonie, la République slovaque et l'Union européenne elle-même) à profiter de l'urgence accrue par les confinements pour le faire sans tarder.
La Secrétaire générale relève par ailleurs la hausse de la « violence en ligne », phénomène auquel la Commissaire aux Droits de l'homme a consacré sa Déclaration (https://bit.ly/3fvic0U ). « Cette cyberviolence peut prendre de nombreuses formes, comme le harcèlement (sexuel), la pornodivulgation, les menaces de viol, d'agression sexuelle ou de meurtre », explique Dunja Mijatović, en précisant que « certaines femmes sont particulièrement exposées, comme celles qui défendent les droits des femmes, les journalistes, les blogueuses, les joueuses en ligne, les personnalités publiques et les femmes politiques ».
Au niveau parlementaire, la présidente de la Commission sur l'égalité et la non-discrimination de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et celle de la commission des droits des femmes du Parlement européen se sont exprimées dans une Déclaration commune (https://bit.ly/362wKBR ) où elles conviennent de « travailler ensemble à un cadre de protection plus solide pour rendre le monde plus sûr pour les femmes et les filles » (voir autre nouvelle). (Véronique Leblanc)