La Commission européenne doit présenter, mercredi 25 novembre, sa stratégie pharmaceutique, qui vise à « garantir l'accessibilité, la durabilité et la sécurité de l'approvisionnement » en Europe (EUROPE 12498/4). Selon un projet de texte dévoilé par Reuters, la communication pourrait introduire plusieurs nouvelles mesures d'ici 2022.
« La Commission envisagera des politiques ciblées qui soutiennent une plus grande concurrence générique et biosimilaire », indique l'agence de presse. Selon elle, la proposition suggérera que les règles de concurrence de l'UE soient appliquées plus strictement pour empêcher les sociétés pharmaceutiques détentrices de brevets d'entraver « l'entrée ou l'expansion des médicaments plus abordables de leurs concurrents génériques et biosimilaires ».
Parmi les actions possibles de l'UE attendues en 2022 et identifiées par Reuters figurent la suppression des obstacles qui retardent l'entrée des génériques sur le marché, une assimilation accrue par les systèmes de santé et des dispositions plus claires pour la conduite d'essais sur des produits brevetés en vue de soutenir les demandes d'autorisation de mise sur le marché générique.
La Commission affirme également que les incitations et les obligations des entreprises pharmaceutiques pourraient être revues d'ici 2022 pour les lier plus étroitement aux exigences d'une distribution plus large et d'une concurrence accrue. Elle annonce également de nouvelles mesures pour renforcer « l'autonomie stratégique » de l'UE, y compris une notification plus précoce des pénuries et une transparence accrue des stocks. (Sophie Petitjean)