Le vice-président de la Commission européenne Maroš Šefčovič, ainsi que les ministres chargés de l’Industrie, Peter Altmaier (Allemagne), Agnès Pannier-Runacher (France) et Stefano Patuanelli (Italie) ont confirmé, mardi 24 novembre, à l’occasion de la visioconférence de l'Alliance de la batterie, l’imminence d’un deuxième projet important d’intérêt européen commun (IPCEI) dans le domaine de la batterie.
En effet, sous l’égide de l’Allemagne, un second IPCEI a été notifié et serait en cours d’analyse au sein de la Commission européenne pour une éventuelle approbation d’ici la fin de l’année. Ce nouveau projet, comptant 12 États membres et 50 entreprises, serait plus important que le projet mené par la France et approuvé en décembre 2019 (7 États membres, 17 entreprises - EUROPE 12384/17). Ainsi, M. Šefčovič espère atteindre une production de batteries « verte et durable » qui couvrirait 6 à 8 millions de voitures d’ici 2025.
« Nous sommes en train d’écrire l’histoire », s’est félicité le vice-président de la Commission, estimant qu’avec les IPCEI, l’UE avait « trouvé la bonne recette » pour une politique industrielle adaptée aux enjeux du 21e siècle. Les intervenants ont rappelé que l’UE a dépensé trois fois plus que la Chine ces trois dernières années : l’Alliance a attiré 60 milliards d’euros d’investissement rien qu’en 2019.
De son côté, Peter Altmaier a souligné la nécessité de rester ouvert aux acteurs extérieurs, citant notamment les partenaires asiatiques, tout en développant des approches stratégiques d’investissement en Europe.
La ministre française déléguée à l’Industrie, de son côté, a insisté pour qu’il y ait rapidement en place un système de classification des batteries en fonction de leur empreinte carbone, avec une exclusion des batteries les moins performantes dans le domaine d’ici 2024. Elle a espéré voir des IPCEI dans d’autres domaines, citant le cloud, l’intelligence artificielle, la 5G, ou encore l’hydrogène. (Pascal Hansens)