« Nous appelons le Parlement européen à engager rapidement un débat public sur le projet de rénovation du Caprice des Dieux. Un tel projet, de 500 millions d'euros, ne peut se concrétiser sans un véritable débat avec nos citoyens ». Ce paragraphe en gras et en grand conclut la lettre ouverte (https://bit.ly/3lZAJEU ) envoyée la semaine dernière au Président du Parlement européen, David Sassoli, et reproduite en encart publicitaire ce mardi dans six journaux : « Le Monde », « Les Dernières Nouvelles d'Alsace » et « L'Alsace » en France ; « Le Soir » en Belgique ; la « Stuttgarter Zeitung » en Allemagne et le « Luxemburger Wort ». Elle est cosignée par la Région Grand Est, l'Eurométropole et la Ville de Strasbourg ainsi que par les deux départements alsaciens.
Inauguré en 1993 et surnommé le « Caprice des Dieux » en raison de sa forme et de son coût, le bâtiment Paul-Henri Spaak, qui abrite le Parlement européen à Bruxelles, doit subir une réfection. Deux scénarios sont à l'étude : une consolidation ou une destruction/reconstruction avec, quoi qu'il en soit, un coût minimal de 500 millions d'euros.
Les édiles alsaciens se demandent toutefois si l'Europe en a les moyens, alors que le Parlement européen dispose à Strasbourg, sa ville siège, d'un bâtiment parfaitement fonctionnel. (Véronique Leblanc)