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Bulletin Quotidien Europe N° 12591
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Avoir des tentes qui résistent à l'hiver est le principal défi du camp de migrants de Kara Tepe, selon la Commission

Les membres de la commission des libertés civiles du Parlement européen ont débattu, mardi 27 octobre, de la situation dans le camp de Kara Tepe ayant succédé à celui de Moria après l’incendie qui a mis à la rue plus de 12 000 personnes.

Les élus voulaient interroger la Commission et la responsable du nouveau groupe de travail pour Lesbos, Beate Gminder, ainsi que le gouvernement grec sur les actions pour reloger ces personnes, à plus forte raison à l’approche de l’hiver.

L’organisation Médecins sans Frontières était également conviée et a dressé un bilan assez négatif, rappelant que l’incendie de Moria est une « conséquence » et « non la cause » de la crise.

La Commission a estimé que des solutions étaient en train d’être trouvées, notamment à travers la relocalisation de mineurs ou de personnes vulnérables, mais que le défi majeur reste « de préparer le camp pour l’hiver et de transférer des gens vers le continent » pour que les personnes à Kara Tepe ne soient pas en surnombre et vivent « dignement ».

Assurant qu’une véritable « décongestion » de l'île de Lesbos a eu lieu, la fonctionnaire a dit qu’il restait actuellement 9 504 réfugiés sur l'île, à Kara Tepe, mais aussi dans des hôtels ou des appartements. Kara Tepe peut accueillir 10 000 personnes et des espaces doivent être gardés pour les mesures liées à la pandémie.

Pour les défis à venir, notamment ceux liés à l’hiver, la représentante a espéré que les tentes « tiendront le coup » alors que de récentes intempéries en avaient inondé une partie.

Car la nouvelle structure en dur ne viendra qu'à l’automne 2021. Ce camp sera un centre multifonctions « non fermé » (il devra mettre en œuvre les règles proposées par le Pacte), mais avec des règles de contrôle des entrées et des sorties.

Le gouvernement grec, quant à lui, s'est dit « heureux » que Moria n’existe plus, car ce camp (qui était en service depuis 2013) était « une honte pour la Grèce et l’UE », a commenté Manos Logothetis. L’action de son gouvernement a consisté, dans l'immédiat, à reloger et transférer vers le continent les plus vulnérables, les mineurs, les femmes avec enfants ou les femmes seules. 2 500 personnes ont été relocalisées dans d’autres États membres et les autorités tentent de diminuer encore le nombre de personnes sur place.

Pour MSF, on est cependant encore loin du compte, comme l’a dit Aurélie Ponthieu, pointant le manque d’accès aux équipements sanitaires, à l’eau, mais aussi la faiblesse des réponses médicales, pour la vaccination, mais aussi pour la la gestion des maladies mentales. Kara Tepe reproduit « les mêmes lacunes que Moria, il ne faut pas se féliciter de ce camp ».

Un conseil d’administration extraordinaire de Frontex

La commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, pour sa part, a annoncé sur Twitter avoir convoqué pour le 10 novembre un conseil d’administration extraordinaire de l’agence Frontex pour discuter des accusations de refoulement dont l’agence fait l’objet (EUROPE 12590/4) et des droits fondamentaux, suivant une requête de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. (Solenn Paulic)

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