Le groupe politico-militaire du Conseil de l'UE a estimé, dans un projet de 'lignes directrices du Conseil pour le travail de l’Agence européenne de défense (EDA) pour 2021', daté du 23 octobre, à destination du Comité politique et de sécurité, et obtenu par EUROPE, que le Conseil de l’UE devait inviter l’EDA à faire progresser la mise en œuvre des priorités de l'UE en matière de développement des capacités.
Selon ce groupe, en vue de constituer un ensemble de capacités et de forces européennes « plus cohérent, interopérable, déployable et soutenable », le Conseil doit encourager l'EDA à poursuivre sa contribution au renforcement de la cohérence de la planification des capacités, de la fixation des priorités et de la coopération en matière de défense.
Cela doit notamment passer par une évaluation régulière, avec les États membres, de la nécessité éventuelle de réviser le plan de développement des capacités (PCD) et par un soutien aux États membres dans la mise en œuvre des recommandations du rapport sur l'examen annuel coordonné de la défense (CARD), dont la présentation est prévue pour novembre 2020, « notamment en tirant parti des possibilités concrètes de collaboration et en définissant des domaines d'action prioritaires à l'appui du développement des capacités et de la dimension opérationnelle, ce qui permettra également d'informer la coopération structurée permanente (CSP ou PESCO en anglais) et le Fonds européen de défense ». L’Agence devra également lancer le cycle 2021-2022 de la CARD.
Selon le groupe politico-militaire, l'EDA devra aussi contribuer davantage à la mise en œuvre de la CSP, « ce qui implique, un soutien continu des États membres concernant le développement des capacités ainsi que la réalisation de résultats concrets d'ici la fin de la deuxième phase de la CSP en 2025 ».
De plus, l’EDA devrait poursuivre son soutien à l'élaboration et la mise en œuvre de projets et d'activités dans les domaines du développement des capacités, de la recherche et technologie et des facteurs critiques. L'agence doit aussi assurer un dialogue et un engagement structurés avec les industries des États membres.
Le groupe politico-militaire souhaite aussi que l'agence poursuive ses contributions aux aspects de défense des politiques de l'UE, y compris concernant la mobilité militaire, la cybernétique, l'hybride, le spatial, le maritime, le Ciel unique européen, l'intelligence artificielle, mais aussi REACH, l'énergie et l'environnement, l'économie circulaire et le changement climatique.
« Conscient des défis posés par la crise de la Covid-19 actuelle, le Conseil encourage l'agence à renforcer encore sa résilience en termes de technologies et d'infrastructures de l'information et de la communication afin d'assurer une continuité totale des activités », précise enfin le texte. (Camille-Cerise Gessant)