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Bulletin Quotidien Europe N° 12590
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

L'agence Frontex ouvre une enquête interne sur les cas de refoulement de migrants dont elle est soupçonnée

L’agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières (Frontex) a annoncé, mardi 27 octobre, ouvrir une enquête interne sur les allégations de refoulements dont elle fait l’objet (EUROPE 12589/18).

Bien qu'elle conteste les faits, l'agence européenne a lancé une enquête interne « sur ces incidents suspicieux relatés par les médias », a-t-elle indiqué dans un communiqué, ajoutant qu’à ce stade, aucun élément, « document ou matériel » ne vient étayer une éventuelle « violation par Frontex de son code de conduite ».

Plusieurs médias ont rapporté que l’agence a participé à des activités de refoulement de bateaux de migrants en Mer Egée aux côtés des autorités grecques à au moins six reprises.

« Lors de notre conversation et de nos contacts, j'ai informé la commissaire européenne, Ylva Johansson, que nous examinons les accusations portées par plusieurs organismes de presse concernant nos activités aux frontières extérieures de la Grèce. Nous avons pour objectif de maintenir les normes les plus élevées en matière de garde-frontières dans toutes nos opérations et nous ne tolérons aucune violation des droits fondamentaux », a déclaré le directeur exécutif de Frontex, Fabrice Leggeri.

Il a ensuite évoqué un incident de ce type au début 2020, lorsqu’il avait demandé aux autorités grecques d'« enquêter sur deux événements survenus (...) dans l'est de la mer Égée ». Celles-ci « n'ont trouvé aucune preuve d'actes illégaux dans un incident et continuent d'enquêter sur un autre », a-t-il ajouté, rappelant que Frontex, qui n'a pas le pouvoir d'enquêter, doit s'en remettre aux États membres.

Un autre incident avait encore été signalé au début de l’année, a confié l’agence, lorsqu'un équipage des navires danois déployés par l'agence « avait reçu des instructions incorrectes de la part des officiers grecs ». « À la suite de cet incident, Frontex a contacté les autorités grecques et le malentendu a été clarifié avec les garde-côtes helléniques », a conclu l’agence, qui affirme qu'aucun autre cas suspect n’a été détecté à ce jour. (Solenn Paulic)

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