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Bulletin Quotidien Europe N° 12576
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Haut-karabakh

Les députés européens appellent à un cessez-le-feu immédiat

Les députés européens se sont montrés unis, mercredi 7 octobre, en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et à un retour à la table des négociations sans condition et sans délai entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, à propos du Haut-Karabakh.

« Il est inacceptable d’utiliser la violence. La seule solution durable passe par une solution négociée qui implique un dialogue et la diplomatie », a résumé Urmas Paet (Renew Europe, estonien), ajoutant que, pour l’instant, le seul résultat des combats était « la souffrance de la population civile ».

Plusieurs députés européens, dont le Bulgare Andrey Kovatchev, pour PPE, et l’Allemande Viola von Cramon-Taubadel, pour les Verts/ALE, ont souligné l’importance du respect de l’intégrité territoriale et du droit des peuples à l’autodétermination. « Deux principes qui s’opposent » ici, a rappelé cette dernière.

Les eurodéputés ont aussi demandé aux acteurs de la région d'aider à apaiser la situation, s’inquiétant du rôle joué par la Turquie et des allégations d’envois de combattants syriens. 

Et si les négociations de paix doivent se tenir sous les auspices du groupe de Minsk de l’OSCE, ils ont rappelé que l’UE ne devait pas rester sans rien faire. « Ne pas avoir de rôle formel dans les négociations ne signifie pas qu’on n'a pas à être actif, à s’exprimer très clairement », a prévenu Marina Kaljurand (S&D, estonienne), présidente de la délégation du PE aux commissions du partenariat parlementaire UE-Arménie et de coopération parlementaire UE-Azerbaïdjan, rappelant que ces deux pays étaient membres du Partenariat oriental.

Pour M. Paet, si l’UE doit continuer son assistance aux pays pour atténuer la souffrance des citoyens et mettre un terme « à cette haine historique », « cela ne peut pas se faire en temps de guerre ».

De son côté, Mme von Cramon-Taubadel a demandé à l’UE d’aider la population et de fournir de l’aide humanitaire, alors que pour Idoia Villanueva Ruiz (GUE/NGL, espagnole) l’Union doit agir de manière coordonnée avec les organisations de la société civile et les pays voisins.

En réponse, le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a promis qu’il transmettrait ces messages aux ministres des Affaires étrangères de l’UE lors du Conseil du 12 octobre.

Il a cependant rappelé que le Conseil européen du 1er octobre avait estimé que le cadre pour la négociation était le groupe de Minsk de l’OSCE. « Nous devons laisser ce groupe travailler, car c'est le seul qui a été reconnu par les deux parties », a expliqué le Haut Représentant, ajoutant que l’UE ferait tout son possible pour soutenir ce groupe et que le Représentant spécial de l’UE pour le Sud-Caucase, Toivo Klaar, était en contact avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

M. Borrell n'a pas non plus caché son inquiétude concernant la dégradation de la situation, notamment l’annonce du ministre azerbaïdjanais Jeyhun Bayramov de la poursuite des combats jusqu'à ce que l'Arménie accepte un calendrier concret de retrait du Haut-Karabakh comme « condition préalable aux pourparlers ». (Camille-Cerise Gessant)

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