La communication relative à l’approche stratégique de l’UE concernant les produits pharmaceutiques dans l’environnement a-t-elle réellement constitué un tournant dans l'action européenne ? C'est la question qu'ont posée, lundi 14 septembre, les députés européens au Conseil de l'UE et à la Commission.
Cette communication publiée il y a un an et demi par la Commission européenne s'articule autour de 6 domaines d'action pour réduire la pollution par les médicaments (EUROPE 12211/8). En réaction, le Conseil de l'UE a adopté des conclusions qui soulignent que la Commission doit veiller « à évaluer et à définir les mesures les plus efficaces, y compris des mesures législatives, pour atténuer les effets des produits pharmaceutiques dans l’environnement, lutter contre le développement de la résistance aux antimicrobiens et renforcer le lien avec le secteur de la santé à cet égard ».
Pressé par les eurodéputés de faire le point sur l'action européenne passée et à venir, le commissaire à l'Environnement, Virginijus Sinkevičius, a affirmé que ce sujet était une priorité pour lui. Il a indiqué que des progrès avaient déjà été engrangés depuis la publication de la communication.
Il a notamment cité l'ajout, en août, de nouveaux produits pharmaceutiques à la liste de surveillance de l'UE, dans l'annexe de la directive sur l'eau. « Des produits pharmaceutiques supplémentaires ont été inclus pour les produits médicaux vétérinaires. En outre, des actes d'exécution et délégués sont en cours d'élaboration sous l'égide de la réglementation sur les produits médicaux vétérinaires. Ils visent aussi à promouvoir un usage plus prudent des antimicrobiens et à mettre en œuvre de nouvelles règles sur la médication orale », a affirmé le commissaire.
Au nom du Conseil de l'UE, le ministre allemand des Affaires étrangères, Michael Roth, qui n'était pas présent lors du débat précédent sur l'État de droit en Pologne, s'est contenté de qualifier la stratégie européenne de « très intéressante ». (Sophie Petitjean)