login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12557
Sommaire Publication complète Par article 21 / 39
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Bce

L'institut monétaire de Francfort maintient le cap de sa politique très accommodante

Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) maintient le cap de sa politique monétaire très accommodante, caractérisée notamment par l'opération PEPP de rachat massif de titres, l'injection massive de liquidités au secteur bancaire et des taux directeurs très bas, voire négatifs.

« Un degré ample de stimulus monétaire demeure nécessaire pour soutenir la reprise économique et maintenir la stabilité des prix à moyen terme. C'est pourquoi nous avons décidé de reconfirmer notre politique monétaire accommodante », a déclaré la présidente de la BCE, Christine Lagarde, jeudi 10 septembre.

Faisant le point de la situation économique en zone euro depuis la dernière réunion en juillet du Conseil des gouverneurs (EUROPE 12529/6), elle a fait état d'un « fort rebond » de l'activité à la faveur du déconfinement, « bien que ce niveau d'activité reste bien en deçà des niveaux qui prévalaient avant la pandémie de Covid-19 » et que l'horizon à moyen terme reste marqué par une « incertitude significative ».

Néanmoins, la BCE a révisé à la hausse ses projections de croissance pour 2020. Selon elle, la récession économique sera cette année de -8% du PIB (contre -8,7% en juin) et la reprise atteindra 5,0% en 2021 et 3,2% en 2022.

Sur le front de l'inflation, la faiblesse des prix de l'énergie et de la consommation ainsi que la réduction temporaire de la TVA en Allemagne ont un impact à la baisse. La BCE prévoit « une inflation négative pour les prochains mois », puis « à nouveau positive début 2021 », a dit Mme Lagarde. Ainsi, elle estime que l'inflation s'élèvera à 0,3% en 2020, 1,0% en 2021 et 1,3% en 2022.

Sur l'opération PEPP, l'ancienne patronne du FMI a rappelé que les achats, dans le cadre de l'enveloppe portée à 1 350 milliards d'euros en juin, allaient se poursuivre « de façon flexible dans le temps et selon la nature des actifs et des juridictions », afin de s'assurer que les effets de la politique monétaire de la BCE soient ressentis dans toute la zone euro. Quoi qu'il arrive, l'opération durera « au moins jusqu'à fin juin 2021 », tant que le Conseil des gouverneurs juge que « la phase de crise du coronavirus n'est pas terminée ».

Mais Mme Lagarde n'a pas évoqué la possibilité d'en accroître la puissance de feu à l'avenir, à la lumière des émissions de dette publique à venir. Elle a quand même indiqué que le Système européen de banques centrales pourrait acheter, via l'opération PEPP, des titres de dette que la Commission européenne émettra au nom des Vingt-sept pour financer le Plan de relance européen.

Enfin, sur l'appréciation de la monnaie unique par rapport au dollar, la présidente de la BCE a dit que l'institut suivait une telle évolution, même si le taux de change de l'euro ne constitue pas en soi un objectif de politique monétaire. (Mathieu Bion)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES