La Cour des comptes européenne a compilé, jeudi 10 septembre, dix-huit risques politiques, économiques, sociaux, technologiques et environnementaux relatifs à la réponse des Européens à la stratégie d'investissement de la Chine dans l'Union européenne. S'ils se réalisaient, ces risquent auraient un impact négatif sur les conditions de concurrence sous-tendant les relations entre les deux partenaires et concurrents, estime-t-elle.
Figurent parmi ces risques l'impact sur la sécurité d'investissements chinois des secteurs stratégiques de l'UE, la réciprocité insuffisante dans les échanges commerciaux bilatéraux, les transferts forcés de technologies vers la Chine, le non-respect des droits de travailleurs par des entreprises chinoises ayant investi dans l'UE, l'infraction aux règles de blanchiment des capitaux par des entreprises chinoises, l'octroi de contrats publics à des soumissionnaires chinois ayant présenté une offre anormalement basse, les infractions chinoises aux règles environnementales, l'impact sur la santé publique d'une connectivité croissante.
Certains risques, tels que les perturbations des chaînes d'approvisionnement européennes et la propagation des maladies, ne sont traités ni par la Commission européenne ni par le Service européen d'action extérieure.
En outre, la Cour des compte note qu'il est très difficile d'avoir une vue d'ensemble sur les investissements dans l'UE de groupes chinois contrôlés par l'État, qui représentent la moitié du total des investissements chinois en Europe. Et de constater l'absence d'une analyse exhaustive des risques et des opportunités liés aux investissements chinois dans l'UE.
Voir le rapport : https://bit.ly/3hpoHln (Mathieu Bion)