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Bulletin Quotidien Europe N° 12557
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INSTITUTIONNEL / Droits fondamentaux

L’Agence des droits fondamentaux de l’UE prône des efforts soutenus pour améliorer la collecte de données sur l’antisémitisme

L’Agence des droits fondamentaux de l’UE (FRA) a publié, jeudi 10 septembre, son 16e rapport annuel compilant les données sur l'antisémitisme enregistrées par les organisations internationales et par les sources officielles et non officielles dans les 27 États membres, au Royaume-Uni, ainsi qu'en Macédoine du Nord et en Serbie.

Le rapport révèle toutefois que de grandes lacunes subsistent dans la collecte des données. Pour la 16e année consécutive, cet aperçu n’a en effet révélé pratiquement aucun changement.

Il met cependant au jour certaines lacunes, telles que la multiplicité des méthodes de collecte ou encore l’absence totale de données officielles dans certains États membres. En Hongrie et au Portugal, par exemple, il n'existe pas de données officielles sur les incidents antisémites signalés pour 2019.

Il apparaît également que les systèmes officiels de collecte de données ne classent pas toujours les incidents comme antisémites.

Ces différents manquements contribuent à l’inefficacité des réponses à l'antisémitisme, estime la FRA qui appelle les autorités nationales à faire davantage pour lutter contre la sous-déclaration.

« Il est clair pour nous, lorsque nous mettons en corrélation les chiffres officiels avec l'expérience des Juifs telle qu'elle ressort de nos enquêtes périodiques, que les données dont nous disposons, y compris celles que nous publions aujourd'hui, sous-estiment considérablement la réalité. Les choses sont bien pires que ce que les données laissent entendre », a déploré le directeur de la FRA, Michael O’Flaherty.

Il s’exprimait à l’occasion d’une conférence consacrée à la lutte contre l’antisémitisme et organisée ce jeudi par la Présidence allemande du Conseil de l’UE. Un événement auquel était également convié le vice-président de la Commission européenne chargé de la promotion du mode de vie européen, Margarítis Schinás.

Ce dernier a assuré que la Commission, conjointement avec la Présidence allemande, intensifierait ses efforts « pour garantir la sécurité des communautés juives, pour faire front aux théories du complot antisémites sur les réseaux sociaux et pour investir dans l’éducation, la sensibilisation et la recherche ». (Agathe Cherki)

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