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Bulletin Quotidien Europe N° 12552
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Au PE, les États membres appelés à mettre les bouchées doubles pour concrétiser le RTE-T

La commission des transports (TRAN) du Parlement européen s’est penchée, jeudi 3 septembre, sur un projet de rapport d’initiative consacré à la révision des orientations du réseau transeuropéen de transport (RTE-T).

La réalisation du RTE-T accuse en effet un retard certain – 11 ans en moyenne pour certains 'mégaprojets' (EUROPE 12507/18) – et souffre du manque d'intérêt de nombre d’autorités nationales.

Pour l’eurodéputé allemand Jens Gieseke (PPE), rapporteur, ce réseau transeuropéen constitue pourtant « un élément essentiel à la croissance et au bien-être de l’Union ».

Pour que le réseau soit prêt à temps – en 2030 pour les tronçons principaux, en 2050 pour l’ensemble de l’infrastructure -, M. Gieseke attend tout d'abord des États membres qu'ils « assument leurs responsabilités ».

Le rapporteur préconise en outre une numérisation accrue des procédures administratives et juridiques et suggère d'accorder davantage de compétences aux coordinateurs européens, dont le travail n’a, selon lui, « pas été assez efficace jusqu’à présent ».

Dotations insuffisantes. Plusieurs députés ont pointé du doigt les moyens insuffisants alloués au projet. L'Espagnole Isabel García Muñoz, rapporteur fictif pour le groupe S&D, a notamment tenu à « exprimer son mécontentement quant aux coupes suggérées par le Conseil » (EUROPE 12532/2) dans la part du budget de l'UE post-2020 consacrée aux transports.

Estimant que le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (Connecting Europe Facility, CEF) pourrait être un « outil efficace » sur le plan financier, Jens Gieseke a appelé ses collègues à batailler pour que les transports ne soient « pas oubliés ».

« Sur la période 2014-2020, seulement 24% du CEF ont été débloqués en crédits, car les dossiers n’avancent pas », a déploré pour sa part Dominique Riquet (Renew Europe, français).

Ferroviaire et voies navigables. Jens Gieseke souhaite également qu'une importance accrue soit accordée au rail et au secteur maritime.

Un argument que soutient aussi le groupe GUE/NGL, pour qui un transport maritime de grande qualité permettrait d'apporter une alternative au transport routier.

Du côté du groupe CRE, on assure que le rapport d'initiative devrait souligner l'absence d'un corridor ferroviaire nord-sud. « Nous avons besoin d’améliorer l’infrastructure ferroviaire en Europe centrale », a insisté le Polonais Tomasz Piotr Poręba.

Pour beaucoup, l’accent devra en outre être mis sur l’élimination des goulets d’étranglement aux frontières ainsi que sur l’innovation, notamment en matière de carburants de substitution.

Pour le groupe Verts/ALE, enfin, il est impératif que les orientations climatiques de l’UE soient la principale ligne directrice pour le RTE-T. « Il faudrait des recommandations plus précises sur ce point », a requis le Suédois Jakop Dalunde.

« Excellent rapport ». Herald Ruijters, de la direction générale 'Transports et Mobilité' (DG MOVE) de la Commission européenne, a salué un « excellent rapport », qui arrive au bon moment. L'institution européenne, elle aussi, a lancé en 2019 une procédure d’évaluation pour réformer le RTE-T et prévoit de publier sa proposition législative au deuxième trimestre 2021.

Consulter le projet de rapport : https://bit.ly/2Z44N8T (Agathe Cherki)

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