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Bulletin Quotidien Europe N° 12552
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ACTION EXTÉRIEURE / Russie

L’UE condamne l’empoisonnement d'Alexeï Navalny avec la plus grande fermeté

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a fermement condamné, mercredi 2 septembre dans la soirée, l’empoisonnement de l’opposant politique russe Alexeï Navalny.

Plus tôt dans la journée, le gouvernement allemand avait annoncé que l’institut de la Bundeswehr avait trouvé des traces d'un agent chimique neurotoxique du groupe 'Novichok' chez M. Navalny. Ce dernier avait été pris d’un malaise dans un avion, entre la Sibérie et Moscou, après avoir bu un thé.

« L'analyse toxicologique effectuée par un laboratoire spécialisé des forces armées allemandes prouve que M. Navalny a été empoisonné par un agent chimique neurotoxique de qualité militaire du groupe 'Novichok', développé par l'Union soviétique et, plus tard, par la Russie », a souligné le Haut Représentant dans un communiqué.

« L'utilisation d'armes chimiques, quelles que soient les circonstances, est totalement inacceptable et constitue une violation du droit international », a-t-il prévenu, ajoutant que l’UE suivait de près la situation et en examinerait toutes les implications. 

M. Borrell a également estimé essentiel que le gouvernement russe mène une enquête approfondie et transparente sur cette « tentative d'assassinat ». « Le cas d'Alexeï Navalny ne doit pas rester sans réponse. Les responsables doivent être traduits en justice », a-t-il ajouté. 

Jeudi 3 septembre, le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure, Peter Stano, plaidant pour qu'une telle enquête sur l'empoisonnement d'un citoyen russe soit ouverte, probablement sur le territoire russe, a précisé que l'UE agirait en fonction des mesures prises par la Russie.

De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, a prévenu que son pays allait discuter avec ses partenaires de l’UE et de l’OTAN en vue d'« une réponse commune appropriée à la lumière des déclarations de la Russie ». Une discussion confirmée par le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, qui a rappelé que l'agent utilisé était « de qualité militaire ».

Le ministre des Affaires étrangères français a expliqué que Paris se coordonnerait notamment avec Berlin sur la réponse à apporter, dans les « enceintes pertinentes », « notamment dans le cadre de l’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques ».

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a également réagi à l’annonce du gouvernement allemand. Les deux corapporteurs de cette Assemblée parlementaire pour le suivi de la Fédération de Russie ont ainsi exprimé, le 2 septembre, leur « plus vive inquiétude » sur « une situation très alarmante, qui nécessite une explication immédiate de la part des autorités russes ».

Ria Oomen-Ruijten (Pays-Bas, PPE/DC) et Axel Schäfer (Allemagne, SOC) ont exhorté ces mêmes autorités à « accepter les enquêteurs internationaux si une telle proposition émane de la communauté internationale ».

Jeudi 3 septembre, le porte-parole du Kremlin a estimé qu'il n'y avait « aucune raison d'accuser l'État russe », appelant les Occidentaux à se garder de tout jugement hâtif et affirmant que Moscou était prêt au dialogue. (Camille-Cerise Gessant et Véronique Leblanc)

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