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Bulletin Quotidien Europe N° 12522
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POLITIQUES SECTORIELLES / Eu2020de

Les priorités de la Présidence allemande guidées par le Pacte vert bien accueillies en commission de l'environnement du PE

Action climatique, stratégie pour la biodiversité 2030 et numérisation durable sont trois priorités de la Présidence allemande du Conseil de l'UE dans le domaine de l'environnement, avec en ligne de mire, comme impératif absolu, une relance post-Covid-19 guidée par le Pacte vert européen.

Ces priorités « sont les éléments essentiels pour rendre l’Europe plus moderne et plus résistante aux crises et lui permettre d'assumer ses responsabilités sur la scène internationale », a souligné la ministre fédérale allemande de l'Environnement, la Conservation de la nature et la Sûreté nucléaire, Svenja Schulze, mardi 7 juillet.

C'est en ces termes qu'elle a présenté le programme de travail de la Présidence allemande aux eurodéputés de la commission de l'environnement du Parlement (EUROPE 12520/8).

Ces priorités ont été bien accueillies avec, sans surprise, les nuances connues entre groupes politiques sur le projet de loi climat et le rehaussement de l'objectif de réduction des émissions de l’UE pour 2030 et la soumission cette année d’une contribution (NDC) renforcée de l'UE à l'ONU sans attendre la COP26.

Plan de relance. Peter Liese (PPE, allemand) et Pascal Canfin (Renew Europe, français) ont demandé s’il y aurait une initiative du Conseil 'Environnement' avant le Conseil européen des 17 et 18 juillet pour que la protection du climat joue un rôle central dans les questions du financement et des investissements et que l’argent soit bien investi dans les technologies utiles et d’avenir.

Mme Schulze a estimé que la protection du climat « doit jouer un rôle important dans Next Generation EU ».

La question a été débattue fin juin au Conseil Environnement, a-t-elle rappelé, et les ministres ont reconnu le potentiel des initiatives du « Green Deal » pour une relance verte, si elles sont suffisamment financées (EUROPE 12512/3). Et d'ajouter : « Les ministres de l'Agriculture sont d'accord aussi ».

Action climatique. La différence entre l'Allemagne et la Présidence allemande du Conseil a été un leitmotiv dans ses réponses aux députés. 

Selon elle, le prix du CO2 est l’un des instruments pour parvenir à une meilleure protection du climat. « Nous pouvons parler de l'expérience allemande, mais il faut une boîte à outils et proposer divers instruments. Pour l’instant, je rassemble les propositions et fais en sorte que nous parvenions à des conclusions au Conseil ».

De même, à propos de la sortie du charbon et du nucléaire, elle a dit pouvoir « partager l'expérience allemande ».

Sur le relèvement à 50-55% de l'objectif de réduction des émissions de CO2 pour 2030 : « il ne s’agit pas de mes ambitions politiques et de ce que veulent les ministres de l'Environnement, mais de ce que nous pouvons atteindre : une position commune de l’UE sur la neutralité climatique et l'actualisation de la NDC ».

À M. Canfin, qui demandait « quand Angela Merkel clarifiera la position » de son pays sur l'objectif de réduction de 55% des émissions, Mme Schulze a répondu : « l'Allemagne a une position très ambitieuse. Il y a des discussions intenses. Mais le rôle de la Présidence est de trouver un objectif commun. L'Accord de Paris est très clair : en 2020, nous devons présenter une NDC actualisée ».

Biodiversité : Mme Schulze a beaucoup insisté sur l'interconnexion entre lutte contre la perte de biodiversité et lutte contre le changement climatique. 

« Il faut lier les stratégies 'de la ferme à la table' et 'biodiversité' et veiller à ce que les discussions avancent en même temps, pour qu’à la COP15, nous ayons une position commune », a-t-elle dit à César Luena (S&D, espagnol), qui plaidait pour un résultat ambitieux, et à Silvia Modig (GUE/NGL, finlandaise), pour qui les objectifs climatiques ne seront jamais atteints sans alignement de la PAC et des autres politiques sur l'Accord de Paris.

Numérisation verte. Mme Schulze a précisé que la transition numérique, pour être durable, exige « des garde-fous ».

Économie circulaire : « l'UE sera plus durable, plus compétitive et plus résiliente si nous augmentons la durée de vie des produits et maintenons le cycle d’utilisation des ressources ». Cela aidera l’UE à être moins dépendante des chaînes d'approvisionnement internationales, a souligné Mme Schulze. (Aminata Niang)

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