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Bulletin Quotidien Europe N° 12522
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POLITIQUES SECTORIELLES / Consommateurs

Les jouets toujours en tête des produits dangereux signalés via RAPEX, un système d'alerte de l'UE de plus en plus utilisé

En 2019, plus de 2 200 notifications ont été faites par le biais du système d'alerte rapide de l'UE pour les produits dangereux non alimentaires (RAPEX), selon le rapport publié le 7 juillet par la Commission.

Les jouets étaient en tête (29% des notifications), suivis par les véhicules à moteur (23%) et les appareils et équipements électriques (8%).

Les risques les plus notifiés étaient les blessures (27%), les composants chimiques (23%) et les risques d'étouffement pour les enfants (13%).

La Chine demeure le premier pays de provenance des jouets dangereux. Cela, en raison du volume d'importation dans l'UE, précise le commissaire à la Justice, Didier Reynders, assurant que la coopération se poursuit avec ce pays pour y remédier.

« RAPEX fonctionne. L'an dernier, il a donné lieu à 4 477 actions de suivi de distributeurs ou de détaillants avant que les produits n'arrivent sur le marché. C'est 10% de plus que l'année précédente », a-t-il dit à la presse.

Tests coordonnés de produits. La Commission a également publié les résultats de la première série de tests de sécurité coordonnés, lancée en 2019 pour 652 produits sélectionnés par les États membres - moyens de transport personnel, jouets rembourrés, chargeurs, piles, sièges de vélo pour enfants et jouets en plastique visqueux. 38% de tous les produits testés étaient non conformes à la législation de l'UE.

« Chaque siège pour enfant présentait des risques. La deuxième vague de tests, lancée en janvier, inclut des masques de protection, des gants, des produits désinfectants », a précisé M. Reynders.

Pendant la pandémie de Covid-19, la coopération avec les plateformes en ligne s'est en effet renforcée pour lutter contre les arnaques et produits miracles. Les plateformes numériques ont déjà supprimé des millions de publicités ou de listes de produits trompeurs, a rappelé le commissaire, saluant cette avancée pour « un marché sûr ».

Et d'annoncer aussi que Wish.com vient de rejoindre l’engagement en faveur de la sécurité des produits, déjà signé par Allegro, Cdiscount, AliExpress, Amazon, eBay et Rakuten France (EUROPE 12415/3).

 Il a également évoqué le futur programme de l'UE en faveur des consommateurs et la future révision de la directive sur la sécurité générale des produits sur lesquels une consultation publique est en cours (EUROPE 12515/28).

M. Reynders souhaite notamment que l'on « réfléchisse à la responsabilité qui découlera de l'utilisation de l'intelligence artificielle ».

Pour le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), cette directive de 2001 doit urgemment être mise à jour, car elle n'est pas faite pour l'ère des achats en ligne et de l'Internet des objets et contient des lacunes en matière de vérification et de contrôle du marché. « Tant que la législation restera bloquée au début des années 2000, les autorités ne disposeront pas des outils adéquats pour tenir les produits dangereux à l'écart des consommateurs », selon sa directrice générale Monique Goyens.

Le BEUC rappelle que chaque notification peut représenter des milliers de produits défectueux. (Aminata Niang)

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