Les présidentes de la sous-commission des Droits de l’homme du Parlement européen, Maria Arena (S&D, belge), et de la délégation pour les relations avec la péninsule arabique, Hannah Neumann (Verts/ALE, allemande), et le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), ont salué, mercredi 10 juin, la libération du défenseur bahreïni des droits de l'homme Nabeel Rajab.
Condamné à cinq ans de prison pour avoir critiqué sur les réseaux sociaux les bombardements saoudiens au Yémen (EUROPE 11967/20), il a vu sa peine aménagée et il a pu sortir de prison le 9 juin.
Tout en qualifiant cette libération de « très bonne nouvelle », Mmes Arena et Neumann ont rappelé que M. Rajab n’aurait jamais dû être condamné. « Il est du devoir de chaque État de protéger les défenseurs des droits de l'homme contre toute action arbitraire engagée contre l'exercice légitime de libertés fondamentales telles que la liberté d'expression », ont-elles souligné.
Pour sa part, le porte-parole du SEAE a rappelé que l’UE avait suivi de près le cas de M. Rajab, « appelant les autorités bahreïnies à le libérer ainsi que toutes les autres personnes détenues pour avoir exprimé leur opinion et exercé leurs droits fondamentaux ou défendu les droits d'autrui ». Il a prévenu que l’UE continuerait à coopérer avec Bahreïn pour faire respecter les droits et libertés fondamentaux. (Camille-Cerise Gessant)