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Bulletin Quotidien Europe N° 12504
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / Affaires intÉrieures

La Commission européenne propose un retour graduel des touristes des pays tiers dans l'UE à partir du 1er juillet

Comme prévu, la Commission a recommandé aux États membres, jeudi 11 juin, de prolonger encore de deux semaines les restrictions qu’ils appliquent aux voyages non essentiels des ressortissants des pays tiers vers l’UE. L'ouverture graduelle des frontières extérieures à partir du 1er juillet se ferait en outre sur la base d’une ‘liste’ de pays tiers ne présentant pas de risques sanitaires.

Dans une communication (https://bit.ly/30E1B5o ) présentée par la commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, la Commission préconise en effet de faire revenir graduellement les touristes dans l’UE. En effet, la situation de certains pays tiers restant « critique », il n'est « pas possible, à ce stade, de proposer une levée intégrale des restrictions », a indiqué la commissaire.

En ce qui concerne les pays tiers présentant des critères de risques, il sera néanmoins possible d’accepter la venue de certaines catégories de population, par exemple les étudiants.

Ylva Johansson a aussi profité de cette recommandation pour revenir sur la levée des mesures de contrôles aux frontières intérieures partout dans l’UE à partir du 15 juin, même si cette demande ne fait pas l’objet d’une recommandation spécifique.

« Nous demandons cela, car la situation est bonne, la situation s’améliore et les rapports de l’ECDC ont indiqué que les contrôles aux frontières (intérieures) n’étaient pas efficaces pour faire face à la pandémie ».

Toutes ces mesures intérieures « doivent être levées dès lundi », a donc insisté la commissaire. Dans ce domaine, la décision revient toutefois aux États membres et certains pays, comme l’Espagne, ont déjà dit qu'ils prendraient plus de temps et ne pourraient pas lever les contrôles dès le 15 juin.

En attendant, sur la réouverture de l’UE aux pays tiers, les États membres seront invités à observer plusieurs critères, comme le caractère similaire ou meilleur de la situation épidémiologique dans le pays de provenance, notamment les nouvelles infections, les réponses à la pandémie avec les capacités de tests, par exemple, les mesures de confinement prises, la distanciation ou encore le traçage des malades.

Il faut aussi s’assurer que les aéroports internationaux d’où viennent ces personnes et les compagnies avec lesquelles elles voyagent respectent les mêmes consignes de sécurité sanitaire que celles appliquées dans les États membres.

En outre, il faut naturellement tenir compte de la réciprocité : l’UE ne pourra se rouvrir que si les citoyens de l’UE peuvent à nouveau se rendre dans le pays tiers concerné.

Les Balkans occidentaux doivent être prioritaires

Si la question de la réciprocité a rapidement été posée en ce qui concerne les États-Unis, qui avaient très tôt imposé une interdiction de territoire aux Européens, les critères présentés par la Commission pourraient laisser penser que des pays, comme le Brésil actuellement ou la Russie, pourraient continuer de faire l’objet de restrictions.

Toutefois, la Commission n'en dit mot. Elle a seulement émis le souhait très clair, jeudi 11 juin, de voir figurer dès le 1er juillet les pays des Balkans occidentaux (Albanie, Serbie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine du Nord) sur cette liste commune, afin que leurs ressortissants puissent rapidement se rendre à nouveau dans l’UE. Là encore, cependant, cette décision reviendra aux États membres, qui devaient d’ailleurs entamer leurs travaux techniques dès le 11 juin dans l'après-midi.

C’est la quatrième fois depuis le début de la crise que la Commission recommande de prolonger les restrictions aux voyages non essentiels.

Le 5 juin, la commissaire avait déjà eu l’occasion de peaufiner la décision quant à cette date du 1er juillet avec les ministres de l’Intérieur de l’UE (EUROPE 12500/1).

La Commission justifie ce retour progressif à la normale, à la fois dans Schengen à partir du 15 juin et aux frontières extérieures à partir du 1er juillet, par le fait que lors de ces 14 derniers jours, les pays de l’UE et de Schengen (dont les pays tiers associés, comme la Suisse ou la Norvège) ont, à quelques exceptions près, rapporté moins de 100 infections pour 100 000 habitants, écrit-elle dans sa communication. (Solenn Paulic)

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