Le groupe PPE au Parlement européen a mis sur pied quatre équipes de réflexion sur l’avenir du groupe politique, sur sa manière de communiquer et, plus généralement, sur l’avenir de l’Union européenne, notamment son rapport face à la Chine, à la suite d’une réunion d’étude à Salzbourg, jeudi 6 et vendredi 7 février.
Ainsi, sous la houlette du Français François-Xavier Bellamy, un groupe d'eurodéputés se penchera sur l’avenir de la famille politique chrétienne-démocrate. Objectif : réfléchir sur la manière d'arrêter les pertes électorales (le PPE représentait plus de 36% de l’hémicycle en 2009 contre 24% en 2019). Une autre équipe, qui sera pilotée par l’Irlandaise Maria Walsch, se consacrera à la manière dont le groupe communique sur les médias sociaux.
Une troisième équipe, dirigée par le Portugais Paulo Rangel, réfléchira sur l’avenir de l’Union européenne d’ici 2040, tandis qu’une dernière, coordonnée par le Polonais Radosław Sikorski, se consacrera à la manière de « préserver le mode de vie européen face à la Chine » (‘Preserving the European way of life towards China’).
Ce dernier intitulé rappelle furieusement le premier intitulé du portefeuille attribué au commissaire Margaritis Schinas, qui avait défrayé la chronique, poussant la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, à rebaptiser le portefeuille par la suite en « Promotion du mode de vie européen » (EUROPE 12341/1). La Chine a été désignée explicitement en raison du nombre d’entreprises européennes implantées sur le territoire de la République populaire, nous explique-t-on.
Ces initiatives ont été lancées sous l’impulsion du président de groupe, l’Allemand Manfred Weber, qui s’est par ailleurs chargé de désigner les différents responsables des équipes. Ces dernières remettront leur travail à l’occasion d’une prochaine réunion d’étude, prévue les 6 et 8 mai prochains en Crête. (Pascal Hansens)