Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a souligné, jeudi 13 février, que les Alliés s’étaient mis d’accord pour répondre à la fin du traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI).
Devant la presse, M. Stoltenberg a précisé que tous les Alliés s’étaient mis d'accord sur chaque étape, « y compris sur un ensemble de mesures défensives, mesurées et coordonnées » en réponse à la disparition du traité.
« Il s'agit notamment d'adapter notre planification et nos exercices, ainsi que notre dispositif de défense conventionnelle, nucléaire, aérienne et antimissile », a-t-il précisé, tout en ajoutant que l’OTAN n’imiterait pas la Russie et qu’elle n’avait pas l’intention de déployer de nouveaux missiles nucléaires terrestres en Europe. « Nous maintiendrons l'efficacité de notre dissuasion et de notre défense pour protéger notre population », a-t-il ajouté.
« Dans le même temps, les ministres ont souligné l'engagement ferme de l'OTAN en faveur de la maîtrise des armements et du désarmement », a souligné M. Stoltenberg. Selon lui, l’Alliance doit continuer à être la plateforme de discussion de ces questions pour l'Europe et l'Amérique du Nord. « Nous poursuivrons ce travail important dans le but de prendre de nouvelles décisions dans le courant de l'année », a-t-il annoncé, sans donner plus de détails. (Camille-Cerise Gessant)