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Bulletin Quotidien Europe N° 12425
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Migration

Les groupes Verts/ALE et GUE/NGL appellent l’UE à mettre un terme aux violences infligées aux réfugiés à la frontière croate

Les députées Tineke Strik (Verts/ALE, néerlandaise) et Cornelia Ernst (GUE/NGL, allemande) ont dénoncé, mercredi 12 février, au nom de leur groupe respectif, les violences observées aux frontières croates à l’encontre des réfugiés. Toutes deux s’exprimaient dans le cadre d’un débat en plénière consacré à la situation humanitaire aux frontières extérieures de l'Union.

La députée néerlandaise a déploré qu’aux « frontières de la Croatie notamment, d'après beaucoup de témoignages », les refoulements de réfugiés s’accompagnent de violences.

« Durant notre visite de travail, la semaine dernière, nous avons été choqués par le fait que tous les acteurs impliqués reconnaissent l’existence de ces violences, que le gouvernement croate nie. C'est une incohérence qui montre que nous ne parviendrons pas à mettre un terme à ces violences si l'UE continue de se dérober et y reste indifférente », a dénoncé Mme Strik.

La députée, qui avait déjà pris position sur le sujet lors d’une audition de la commission parlementaire des libertés civiles (EUROPE 12412/8), a par ailleurs dénoncé l’absence de tout organisme de surveillance dans la zone où ont lieu les refoulements.

Cornelia Ernst, pour sa part, a dit comprendre que la Croatie, compte tenu de la situation dans les hotspots grecs, ne souhaite pas devenir un hotspot elle-même. « Mais cela ne légitime pas le fait que la police croate s'en prenne aux réfugiés par le biais de diverses violences », a-t-elle ajouté.

Les deux députées ont insisté sur la nécessité de veiller au respect des droits de l’homme et souligné que l’immigration appelait une solution européenne, qu’il ne s’agissait pas d’une politique nationale pouvant être abandonnée à la seule responsabilité des États.

« J'invite instamment la Commission européenne à enquêter de manière approfondie sur les allégations et les plaintes », a par ailleurs requis Tineke Strik.

La question croate, absente des interventions du Conseil et de la Commission

Aucun autre groupe n'a fait mention de cette situation. La députée Kati Piri (S&D, néerlandaise), dont le groupe avait réclamé la mise en place par la Croatie d’un mécanisme indépendant de surveillance des activités de contrôle aux frontières (EUROPE 12419/22), a toutefois souligné que les valeurs de l’UE, telles que le respect de la dignité humaine et des droits de l'homme, « valaient aussi pour les réfugiés ».

Le Conseil de l'UE et la Commission européenne, invités à s'exprimer en ouverture de débat, n'ont pas non plus évoqué la question. La représentante du Conseil, Nikolina Brnjac, qui s'est plutôt étendue sur la situation des îles grecques, a assuré que la Présidence croate suivait de près les événements sur les routes migratoires et entendait accroître sa « capacité de gestion » dans l'ensemble des Balkans occidentaux « en mettant l'accent sur la Bosnie-Herzégovine afin d’assurer une protection adéquate des migrants ».

La commissaire européenne à l'Égalité, Helena Dalli, quant à elle, a assuré que les refoulements n’étaient pas acceptables et que les États membres devaient veiller « à disposer des outils nécessaires pour réagir rapidement en cas de refoulement ». (Agathe Cherki - stage)

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