Les ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN sont convenus, mercredi 12 février, du principe d'un renforcement de la mission de formation de l’Alliance en Irak, a annoncé le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. Cette mission est cependant actuellement en stand-by pour des raisons de sécurité.
« Dans un premier temps, cela consistera à prendre en charge certaines des activités actuelles de formation de la Coalition mondiale », a-t-il expliqué aux médias, précisant qu’il s’agissait d’en faire plus dans le cadre du mandat et du plan opérationnel existants pour la mission de l’OTAN en Irak.
Interrogé sur ce que cela signifiait concrètement, M. Stoltenberg a précisé que les Alliés avaient pris une décision de principe et qu’ils allaient continuer à travailler sur les détails et les chiffres et sur le type exact d'activités. En plus d’une « étroite coordination et consultation avec la Coalition mondiale », le secrétaire général a expliqué que les Alliés étaient « en consultation étroite avec le gouvernement irakien sur la possibilité d’une extension, d’une intensification, de faire plus. (…) Tout ce que nous ferons en Irak sera entièrement coordonné et avec le consentement du gouvernement irakien ».
Une nouvelle fois, et alors que le Parlement irakien a demandé le départ des troupes étrangères, le Secrétaire général a expliqué que l’OTAN resterait dans le pays « aussi longtemps que nous y (serons) les bienvenus, car nous respectons pleinement l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Irak ».
Au-delà de cette première étape, les ministres se sont mis d’accord pour examiner ce qui peut être fait de plus, que ce soit en Irak, ou au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, « pour lutter contre le terrorisme, instaurer la stabilité et renforcer nos partenariats dans toute la région», selon M. Stoltenberg. (Camille-Cerise Gessant)