Une étude d’impact commandée par la Commission européenne privilégie la combinaison de deux options : autoriser seulement les assemblages de câbles avec un connecteur USB de type C à l’extrémité et garantir l’interopérabilité de toutes les sources d’alimentation externes pour les téléphones portables et d'autres appareils électroniques à basse tension.
Toutefois, selon l’étude, attendue de pied ferme par le Parlement européen (EUROPE 12415/10), aucune option n’est « optimale », que ce soit pour les consommateurs et pour l’environnement. Les auteurs de l'étude notent par exemple que la convergence vers les connecteurs USB de type C, ainsi que les technologies de chargement rapide compatibles avec l’USB PD vont « se poursuivre de toute façon ».
Le document estime qu’un acte délégué « pourrait être envisagé », mais considère qu'« il subsiste un élément d'incertitude quant à sa portée qui nécessiterait une analyse juridique plus approfondie ». En outre, il souligne « la forte opposition d’au moins un grand fabricant (autrement dit Apple, NDLR) », qui pourrait compromettre la viabilité de cette option. Par ailleurs, les auteurs de l’étude (Ipsos, Trinomics, Fraunhofer Fokus, Economisti Associati) notent que l’interopérabilité de la majorité des sources d’alimentation externes existe déjà.
Découplage obligatoire ? Selon l’étude, ces options sont susceptibles d’atténuer « dans une certaine mesure » les effets négatifs environnementaux en facilitant le « découplage volontaire », c’est-à-dire la fin de la vente des chargeurs avec les téléphones portables. « Toutefois, la mesure dans laquelle cela se produirait dans la pratique est très incertaine et l'inefficacité du premier protocole d'accord (2009) à cet égard fait sérieusement douter que le découplage découle automatiquement de la seule normalisation des chargeurs », précise-t-elle. Selon le document, il faudrait donc prendre des mesures supplémentaires pour faciliter le découplage.
Pour consulter l’étude dans son intégralité : http://bit.ly/39xvvtm (Pascal Hansens)