« Aucune cryptomonnaie d'envergure mondiale ne pourrait avoir cours dans l'Union européenne tant que les défis et les risques de nature juridique, réglementaire et prudentielle n'auront pas été identifiés et traités de manière adéquate », indique un projet de déclaration du Conseil de l'UE et de la Commission européenne qui sera soumis vendredi 8 novembre aux ministres européens des Finances, en vue d'une adoption formelle en décembre.
Le projet de déclaration identifie de nombreux défis et risques liés à la protection des consommateurs, au respect de la vie privée, à la fiscalité, à la cybersécurité, au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme. Lorsqu'une cryptomonnaie a une ambition mondiale, comme le Libra de Facebook, les inquiétudes soulevées peuvent être amplifiées et toucher à l'intégrité des systèmes de paiement et à la stabilité financière, souligne le projet de texte.
Face à de tels enjeux, estiment le Conseil et la Commission, « toutes les options devraient être sur la table, y compris des mesures visant à prévenir la matérialisation de risques ingérables de la part des cryptomonnaies d'envergure planétaire ».
Ne niant pas les opportunités des cryptomonnaies pour faciliter et réduire les coûts des paiements transfrontières, les États membres et la Commission voient d'un bon œil les travaux en cours, notamment au sein de la BCE, visant à évaluer « les coûts et les avantages de monnaies numériques de banque centrale ».
Voir le projet de déclaration : http://bit.ly/2pFLlB9 (Mathieu Bion)