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Bulletin Quotidien Europe N° 12365
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ACTION EXTÉRIEURE / Élargissement

Selon M. Hahn, le refus d’ouvrir les négociations d’adhésion à l’UE avec l’Albanie et la Macédoine du Nord a déjà des conséquences

Le commissaire européen aux Négociations d’élargissement, Johannes Hahn, a estimé, jeudi 7 novembre, devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, que le refus du Conseil européen d’ouvrir les négociations d’adhésion à l’UE avec la Macédoine du Nord et l’Albanie en octobre avait déjà des répercussions négatives.

« Ce refus de lancer les négociations a déjà nui à notre travail dans la région. Il faut toutefois poursuivre nos efforts », a-t-il expliqué. « Notre influence est aujourd’hui plus faible. La non-ouverture est une erreur vue comme telle sur la scène internationale », a-t-il ajouté.

« On a une Europe qui essaie de convaincre du bien-fondé du multilatéralisme, mais avec ce refus, on a sapé notre crédibilité. Nous sommes l’un des plus grands acteurs sur la scène internationale et on vient de mettre à mal nos atouts », a insisté le commissaire, regrettant que, malgré le respect des critères demandés, « on ne tienne pas nos promesses ».

« Ceux qui estiment qu’avant le prochain élargissement il faut revoir nos règles internes ont raison, mais le processus d’adhésion est long et on doit pouvoir mener ces processus en parallèle », a-t-il expliqué. Selon M. Hahn, sans perspective européenne claire, les progrès accomplis ces dernières années dans les Balkans occidentaux n’auraient pas vu le jour.

Interrogé sur la réforme du processus, le commissaire a expliqué qu’il y avait déjà des mesures de sauvegarde. « Aucune procédure ne mène automatiquement à une adhésion ; je crois que la Turquie en est un exemple », a-t-il rappelé, précisant que les négociations pouvaient être interrompues en cas de revirement en termes d’État de droit. 

« On peut toujours améliorer les procédures », a-t-il reconnu, estimant qu’il fallait surtout « savoir si les promesses peuvent être prises au sérieux ou non sur l’ouverture ou non » des négociations d’adhésion.

De plus, dans le prochain cadre financier pluriannuel, « nous avons proposé de ne plus avoir des enveloppes par pays, mais thématiques. Cela va créer une concurrence plus importante entre les différents secteurs et permettre de réagir de manière plus flexible pour stimuler la concurrence », a souligné M. Hahn. Selon lui, chaque année, l’UE investit 1 milliard d’euros dans les Balkans occidentaux. (Camille-Cerise Gessant)

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