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Bulletin Quotidien Europe N° 12209
POLITIQUES SECTORIELLES / Justice

Le PE en ordre de bataille pour négocier avec le Conseil de l'UE sur le futur chef du Parquet européen

La Conférence des présidents du Parlement européen a officiellement validé, jeudi 7 mars, la décision des commissions des libertés civiles (LIBE) et du contrôle budgétaire (CONT) de soutenir la candidate roumaine Laura Codruţa Kovësi (EUROPE 12203/7) au poste de chef du Parquet européen. 

Les présidents des groupes politiques ont aussi composé l'équipe de députés chargée d’aller négocier avec le Conseil de l’UE. Le président de la commission LIBE, Claude Moraes (S&D, britannique), sa vice-présidente, Judith Sargentini (Verts/ALE, néerlandaise), et la présidente de la commission CONT, Ingeborg Grässle (PPE, allemande), ont été choisis pour affronter le trio d’ambassadeurs finlandais, croate et portugais, ont confirmé à EUROPE deux sources parlementaires. 

Il a aussi été décidé que le président du PE, Antonio Tajani, enverrait une lettre à la Présidence roumaine du Conseil de l’UE indiquant très clairement la position de l'institution, « en vue de renforcer le mandat du Parlement », a expliqué une source. 

La bataille entre la candidate roumaine et le candidat français, Jean-François Bohnert – sélectionné par le Conseil de l’UE (EUROPE 12198/1) – peut donc officiellement commencer.

Le ministre roumain de la Justice, Tudorel Toader, a déjà commencé à abattre ses cartes. Dans une lettre, publiée mercredi dans le Financial Times, il expose ses arguments contre la nomination de Mme Kövesi. 

« Je n'ai rien de personnel contre Laura Codruţa Kövesi », commence-t-il, avant d’ajouter : « mais d'après tous les éléments de preuve que j'ai vus - des juges, des procureurs et d'autres sources crédibles - elle ne devrait pas être nommée à ce poste d'une importance capitale ». 

Il revient notamment sur sa révocation du Parquet anticorruption de Roumanie et explique qu'elle n'a pas été démise de ses fonctions parce que ses enquêtes visaient des politiciens corrompus, mais parce qu'elle a enfreint la loi. « La stratégie d'enquête de Mme Kövesi était fondée sur la coercition », écrit-il. 

Ce jeudi, Mme Kövesi était d'ailleurs convoquée une seconde fois par la section spéciale d'enquête sur les magistrats en Roumanie. (Marion Fontana avec Lucas Tripoteau)

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