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Bulletin Quotidien Europe N° 12209
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INSTITUTIONNEL / Entreprises

Le « MEP entrepreneur index », un nouvel outil controversé censé renforcer la transparence des eurodéputés

Le « MEP entrepreneur index », un nouvel outil lancé par Eurochambres et VoteWatch Europe, mercredi 6 mars, et destiné à renforcer la transparence et la responsabilisation des eurodéputés vis-à-vis des citoyens européens, ne convainc pas tout le monde, à l’instar de l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO). 

À moins de trois mois des élections européennes, cet outil attribue à chaque député européen un score, allant de zéro à cent, en fonction de leurs votes, entre 2014 et 2019, sur une série de sujets jugés importants pour les entrepreneurs, tels que l’accès au capital et à une main-d’œuvre qualifiée ou encore la réduction des barrières non tarifaires entre les États membres. 

Ainsi, plus le score est élevé, plus le député serait favorable aux politiques de l’UE visant à créer un environnement propice à l’esprit d’entreprise, à promouvoir un commerce mondial ouvert et à réduire la réglementation des activités économiques. 

Selon Christoph Leitl, président d’Eurochambres, cet outil, en permettant au public d’accéder à des données sur le « comportement électoral des politiques », renforce la transparence et la responsabilisation des eurodéputés, et aidera les citoyens européens à voter « de façon informée ». 

Mais Corporate Europe Observatory (CEO), une ONG qui a principalement pour objectif de renforcer la transparence de l’élaboration des politiques européennes, est loin de partager cet enthousiasme. 

Même si elle reconnaît l’importance de disposer de données sur le comportement de vote des députés européens, afin de permettre aux citoyens d’ensuite « demander des comptes » à ces derniers, l’ONG considère que cet indice présente de sévères lacunes. 

« Le MEP entrepreneur index utilise une optique très étroite pour juger les eurodéputés comme étant 'bons' ou 'mauvais' par rapport à un nombre limité de votes utilisés comme indicateurs, y compris des votes qui sont très controversés », a ainsi jugé Pia Eberhardt, chercheuse en politique commerciale à CEO. 

Et d’illustrer ensuite ses propos : « Les parlementaires qui ont voté en faveur de l’accord commercial UE-Canada ['CETA'], par exemple, obtiennent un pouce vert [et donc des points] pour avoir essayé d’établir un environnement plus stimulant pour l’esprit d’entreprise, tandis que ceux qui ont voté contre obtiennent zéro point. Comment cela s’inscrit-il dans l’opposition au CETA par un certain nombre de petites et moyennes entreprises [ou] par les sociétés publiques des eaux parce que le CETA menace leur modèle économique ? » 

Consulter l’outil : https://bit.ly/2J7yRuG.  (Damien Genicot - stage)

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