Quelque 13 milliards d’euros : c’est la somme que percevraient les régions britanniques sur la période 2021-2027 si le Royaume-Uni restait dans l’Union européenne ('Bremain'), selon une étude de la Conférence des régions périphériques maritimes (CRPM) publiée mercredi 23 janvier.
« Cela représenterait une augmentation de 22 % par rapport à la période actuelle, qui va de 2014 à 2020 », explique la CRPM dans son étude. Elle rappelle que, sur la période 2014-2020, le Royaume-Uni bénéficie de cofinancements de l'Union européenne à hauteur d'environ 10,6 milliards d’euros en prix courants.
L'augmentation pour la période budgétaire post-2020 s’expliquerait par le fait que « de nombreuses régions du Royaume-Uni sont en baisse par rapport à la moyenne de l’Union européenne en termes de prospérité », selon le rapport.
Et d’ajouter que l’aide européenne pourrait se monter jusqu’à 500 euros par habitant pour au moins cinq régions britanniques : Cornouailles et îles de Scilly, Ouest du pays de Galles et région des Vallées, Yorkshire du Sud, vallée de la Tees et Durham, et Lincolnshire.
« Notre analyse montre clairement que le Brexit serait désastreux pour le développement régional des régions britanniques », a expliqué la secrétaire générale de la CRPM, Eleni Marianou, qui craint que la sortie du Royaume-Uni de l’Union vienne encore plus creuser les disparités socio-économiques entre les régions britanniques.
L’analyse tombe à l'un des moments charnières des négociations sur le retrait du Royaume-Uni, après le rejet de l’accord sur une sortie ordonnée à une écrasante majorité des députés britanniques (EUROPE 12172).
Voir l’étude de la CRPM (en anglais) : https://bit.ly/2FUNONO. (Pascal Hansens)