Les conclusions, qui seront adoptées par les chefs d'État ou de gouvernement vendredi 14 décembre, devraient faire mention de la nécessité de s'attaquer à la désinformation et souligner les différentes initiatives déjà entreprises au niveau communautaire, y compris le plan d'action coordonné. Les dirigeants européens se donnent rendez-vous en mars 2019 pour faire le point.
À ce stade, le projet de texte souligne que la propagation de la désinformation délibérée, à grande échelle et systématique représente un défi sérieux pour nos systèmes démocratiques. Partant, il appelle à une « réponse urgente qui soit durable dans le temps, dans le plein respect des droits fondamentaux ».
Il défend en particulier un triple message : d'abord, il souligne la nécessité d'une réponse résolue qui soit complète, coordonnée et bien financée sur base d'une évaluation de la menace. Il plaide ensuite pour une mise en œuvre rapide et coordonnée du plan d'action conjoint sur la désinformation, présenté au début de décembre par la Commission européenne et la Haute Représentante pour les Affaires étrangères à l'approche du scrutin électoral de mai 2019 (EUROPE 12153). Enfin, le texte appelle à une action rapide et décisive au niveau européen et national pour assurer des élections libres et justes.
La désinformation correspond à « une information fausse ou trompeuse, qui est créée, présentée et diffusée à des fins économiques ou pour tromper intentionnellement le public, et peut causer un préjudice public ». (Sophie Petitjean)