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Bulletin Quotidien Europe N° 12029
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Agriculture

Les eurodéputés s’opposent aux coupes affectant les dépenses agricoles après 2020

La majorité des députés européens a critiqué, lundi 28 mai à Strasbourg, la baisse de 5 % (ou de 15 % selon les chiffres retenus) proposée des crédits agricoles après 2020. Le PE adoptera mercredi 30 mai son rapport sur l’avenir de la Politique agricole commune (EUROPE 12021). 

Le rapporteur, Herbert Dorfmann (PPE, italien), a déclaré que la PAC devait demeurer commune et que la proposition actuelle visant à réduire les fonds agricoles après 2020 n’était pas acceptable. Il a fustigé notamment les coupes radicales affectant les programmes de développement rural. 

Le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, a expliqué que le budget devait être analysé dans le contexte du départ du Royaume-Uni. Il est prévu une enveloppe de 365 milliards d’euros pour la PAC sur la période 2021-2027 et la baisse des aides directes est limitée à moins de 4 % (-5 % pour l’ensemble des dépenses PAC, selon la Commission). Il a indiqué que les pays qui le souhaitent peuvent augmenter le taux de cofinancement pour le développement rural de manière à limiter les baisses de crédits dans le second pilier de la PAC (développement rural). 

Albert Dess (PPE, allemand) a déclaré que son groupe était sceptique sur la simplification de la PAC. Il a dit redouter un transfert de la bureaucratie du niveau européen au niveau national. « La PAC doit éviter les distorsions de concurrence », a-t-il dit. 

Clara Eugenia Aguilera García (S&D, espagnole) s’est opposée à toute renationalisation des dépenses de la PAC et a demandé le maintien au niveau actuel du budget agricole. Elle a plaidé en faveur d’un plafonnement obligatoire des aides directes en tenant compte de l’emploi. 

James Nicholson (CRE, britannique) a évoqué notamment la volatilité des prix dans le secteur. 

Ulrike Müller (ADLE, allemande) a dit qu’en cas de plafonnement des aides des grandes entreprises, l’argent devrait rester dans le budget agricole pour bénéficier aux petites et moyennes entreprises. 

Il faut des prix agricoles justes, a lancé Thomas Waitz (Verts/ALE, autrichien), qui a plaidé en faveur d’une agriculture saine et favorable à l’environnement. Il a demandé la fin des subventions pour l’agriculture industrielle. 

Marco Zullo (ELDD, italien) a lui aussi critiqué les baisses de crédits mises sur la table par la Commission. (Lionel Changeur)

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