Le groupe des Verts/ALE au Parlement européen s’est inquiété, dans un rapport publié mercredi 24 janvier, du manque d’action en Bulgarie, mais aussi au niveau de l’Union européenne pour lutter contre la « corruption endémique qui fragilise l’État de droit et la démocratie en Bulgarie ».
Cette étude des Verts/ALE rappelle notamment que la Bulgarie a l’un des plus mauvais index dans le classement de Transparency international sur les perceptions de la corruption, en se plaçant 75e des pays du monde visiblement les plus touchés par le phénomène.
Le rapport, qui analyse les liens entre le gouvernement bulgare, les oligarques, les banques et les médias, pointe du doigt certaines pratiques, dont celles de médias détenus par des oligarques ainsi que la nouvelle loi anticorruption et les attributions de la nouvelle commission anticorruption qui aura des pouvoirs de surveillance de personnes publiques et le droit de cibler des comportements jugés 'corrompus', un concept qui n’a pas été défini par la loi.
Le rapport compare aussi le pays avec la Roumanie, également soumise au Mécanisme de coopération et vérification de la Commission depuis 2007 (EUROPE 11905). En comparant les niveaux de poursuites dans la pratique, en 2015, le Bureau du procureur a produit 1250 accusations criminelles contre des fonctionnaires, y compris contre un Premier ministre, cinq ministres, 16 députés, 5 sénateurs et 97 maires et adjoints au maire.
« En revanche, en Bulgarie, il n'y a eu que huit inculpations contre des infractions de corruption », note le rapport. (Solenn Paulic)