La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a souligné, mercredi 24 janvier, que l’UE attendait des « autorités chinoises qu'elles libèrent immédiatement Gui Minhai » l’éditeur suédois d’origine chinoise, et qu'elles « lui permettent de se réunir avec sa famille et de recevoir un soutien consulaire et médical conforme à ses droits ». Gui Minhai a été interpelé la semaine dernière en Chine alors qu'il était en route pour consulter un médecin, accompagné de diplomates suédois qui lui apportaient une aide consulaire.
Dans un communiqué, la porte-parole du SEAE a précisé que l’UE soutenait pleinement la déclaration publique et les efforts du gouvernement suédois. La veille, la ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström, avait réclamé la « libération immédiate » de l’éditeur. Elle a convoqué, à deux reprises, l'ambassadeur de Chine à Stockholm.
Les autorités chinoises semblent cependant sourdes aux appels européens. Le 24 janvier, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a précisé que « les organismes chinois s'occupant des cas concernant des ressortissants étrangers se fondaient sur le droit » et que les autres pays « se devaient de les respecter ».
M. Gui avait disparu en 2015 lors de vacances en Thaïlande, avant de réapparaître dans un centre de détention chinois et d’être finalement relâché à l’automne 2017 (EUROPE 11676). La porte-parole du SEAE a rappelé que l’UE avait évoqué le cas de M. Gui avec les autorités chinoises et publiquement à plusieurs reprises. (Camille-Cerise Gessant)