La réunion ministérielle du 30 janvier à Bruxelles doit donner un élan supplémentaire aux négociations au plan technique sur le volet commercial d'un accord d'association entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), où « très peu de questions restent à régler » - mais pas des moindres, l'accès au marché, en particulier - après les « progrès sur de nombreux éléments » réalisés en marge de la 11ème conférence ministérielle de l'OMC mi-décembre à Buenos Aires, a indiqué la négociatrice en chef européenne, Sandra Gallina, devant le Parlement européen, mardi 23 janvier.
Le Mercosur a présenté son offre intégrée et il a accepté de porter son offre tarifaire révisée à 90% de ses lignes tarifaires, comme le souhaitait l’UE, qui va offrir 92% de libéralisation tarifaire.
Mme Gallina a fait part de « progrès satisfaisants » dans tous les textes de négociation, en particulier sur les services et le commerce des marchandises.
« Les négociateurs en chef ont passé au crible tous les textes et nous avons une très bonne compréhension de toutes les sensibilités de part et d'autre », a précisé Mme Gallina.
Le pilier 'accès au marché' est celui qui nécessite encore le travail le plus important, mais d'importants travaux sont aussi nécessaires dans le pilier réglementaire, a-t-elle ajouté.
La question des règles d'origine est aussi en suspens et aura besoin d'une impulsion de la part des ministres, a souligné la négociatrice en chef européenne.
Mme Gallina a également soulevé des difficultés dans le volet relatif aux services et à l'établissement, en matière de transport maritime et de télécoms, qui « posent problème » pour le Mercosur.
D'« excellents progrès » ont en revanche été effectués en ce qui concerne le chapitre relatif au commerce et au développement durable, a-t-elle fait valoir. « Quelques questions en suspens nécessitent une décision politique, mais pas ce n'est pas un chapitre difficile, car nos partenaires sont fervents partisans du développement durable », a-t-elle souligné.
Les positions sont en revanche « très éloignées » sur les voitures, une annexe sur les obstacles techniques au commerce et en matière de propriété intellectuelle, a poursuivi Mme Gallina. Concernant la protection des indications géographiques, un nombre de questions subsiste principalement sur les noms et la coexistence des noms dans certains pays du Mercosur, a-t-elle précisé. (Emmanuel Hagry)