Le président de la Commission européenne a dénoncé, jeudi 14 septembre, la situation dans l’État de Rakhine, en Birmanie.
« Ce qui se passe est une catastrophe », a-t-il expliqué lors d’une interview.
Selon lui, la situation est « choquante puisque, une fois de plus, on essaie d’éradiquer des ethnies entières ».
« L’UE est en train de voir avec le gouvernement birman et les pays voisins dans quelle mesure elle peut être utile. L’Europe ne peut pas ne pas s’intéresser au sort » des Rohingyas, a-t-il expliqué. « C’est un sort et un traitement qui nous interpellent », a ajouté M. Juncker.
S’il a précisé que l’UE pouvait assister les ONG qui aident les Rohingyas sur place et « actionner l’ONU pour condamner ceux qui sont à l’origine de ces méfaits », le président de la Commission a reconnu que « les possibilités de l’UE étaient assez limitées ».
Interrogé sur les propos d’Aung San Suu Kyi, qui a dénoncé « la désinformation » concernant la situation dans son pays, M. Juncker a précisé « s’interroger sur la portée de ces propos ». (Camille-Cerise Gessant)