Le Conseil a renforcé, jeudi 14 septembre, ses mesures restrictives à l'encontre de la République populaire démocratique de Corée en transposant les sanctions sectorielles imposées par la résolution 2371 (2017) du Conseil de sécurité des Nations unies, le 5 août dernier. Les actes législatifs liés à la décision du Conseil seront publiés ce vendredi 15 septembre.
La résolution du Conseil de sécurité interdit toutes les exportations de la Corée du Nord de charbon, de fer, de minerais de fer, de produits de la mer, de plomb et de minerais de plomb. Les États membres de l'UE ne peuvent plus autoriser les ressortissants nord-coréens à travailler sur leur territoire, puisqu'ils sont soupçonnés de générer des revenus qui sont utilisés pour soutenir les programmes illégaux d'armes nucléaires et de missiles balistiques du pays. La création de nouvelles coentreprises ou de coopératives avec des entités ou des personnes de la RPDC, ainsi que l'expansion des entreprises communes existantes au moyen de nouveaux investissements, sont-elles aussi interdites. Le trafic d'armes en Corée du Nord, les coentreprises avec des entreprises étrangères, les banques et leur capacité à générer des revenus et à accéder au système financier international sont également touchés par de nouvelles mesures.
Le Conseil avait déjà transposé, le 10 août, les sanctions ciblées concernant neuf personnes et des entités, contenues dans la résolution de l’ONU (EUROPE 11844).
Par ailleurs, « le Conseil s'efforcera de procéder rapidement à la transposition des sanctions supplémentaires contenues dans la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations unies (2375) du 11 septembre 2017 », a prévenu le Conseil dans son communiqué. Cette résolution prévoit de nouvelles sanctions à l'encontre de Pyongyang, notamment le renforcement de certaines des mesures figurant dans la résolution précédente du Conseil de sécurité, par exemple, concernant les travailleurs nord-coréens. (Camille-Cerise Gessant)