Assouplir les contrôles quant à la contamination radioactive des denrées alimentaires et aliments pour animaux en provenance de Fukushima, comme la Commission européenne le propose, est hors de question pour le Parlement européen - principe de précaution oblige.
Les eurodéputés ont mis leur veto, mercredi 13 septembre à Strasbourg, au projet de règlement d’exécution de la Commission visant à réduire tant les contrôles sur le riz et ses produits dérivés, certaines espèces de poissons et l’ensemble des crustacés, que le nombre de préfectures japonaises concernées par les mesures de contrôles très stricts post-Fukushima (EUROPE 11857).
L’objection a été adoptée à une confortable majorité (543 voix pour, 100 contre, 43 abstentions).
Le Parlement fait valoir qu'un tel projet pourrait conduire à une exposition accrue à la contamination radioactive. Il note aussi que la Commission n'a donné aucune justification ou explication à son projet et que ni les données fournies par les autorités japonaises pour les années 2014-2015-2016, ni l'analyse de ces données ne sont annexées à la proposition. Partant, les eurodéputés demandent à la Commission européenne de retirer son projet par lequel serait amendé le règlement d'exécution 2016/6.
Une objection du PE n'est pas juridiquement contraignante. La balle est dans le camp des États membres. (Aminata Niang)