L’Union européenne devrait geler les actifs européens de tous les Vénézuéliens impliqués dans de graves violations des droits de l’homme et restreindre l'accès des personnes ciblées au territoire de l'Union, a déclaré le Parlement européen dans un rapport d'initiative sur les relations entre l'UE et l'Amérique latine adopté mercredi 13 septembre.
Les députés condamnent les élections, fin juillet au Venezuela, en vue de la formation d’une Assemblée constituante et qualifie ces élections de violation de la séparation des pouvoirs dans le pays. Ils ne reconnaissent pas les mesures et décisions prises par l’assemblée nouvellement créée, en raison de son manque de légitimité.
La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangère et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a déjà fait part d'une certaine ouverture de certains États membres quant à la possibilité de sanctionner de manière ciblée le régime Maduro (EUROPE 11858).
Jeudi 14 septembre, le groupe PPE aurait choisi de présenter l'opposition politique au régime Maduro comme candidate à l'obtention du Prix Sakharov 2017 qui récompense les défenseurs des droits de l'homme. Le groupe ADLE pourrait aussi soutenir cette idée, selon une source parlementaire.
À un mois du sommet UE/CELAC à San Salvador, les députés soulignent, par ailleurs, la nécessité de renforcer les liens commerciaux et la coopération avec la région d’Amérique latine et Caraïbes (ALC). Ils préconisent d'accélérer les négociations en cours pour mettre à jour les accords de libre-échange UE/Mexique et UE/Chili, de renforcer la coordination policière et militaire, de renforcer la coopération pour faire face aux catastrophes naturelles et humanitaires. (Mathieu Bion)