La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a annoncé, jeudi 17 novembre, regretter la décision de la Fédération de Russie de retirer sa signature et de ne pas devenir partie au Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI). Le président russe Vladimir Poutine a signé, le 16 novembre, un décret dans ce sens.
La Russie a signé le Statut de Rome le 13 septembre 2000 et « l'UE a invité systématiquement la Russie à la ratifier, considérant la responsabilité particulière de la Russie de faire valoir la responsabilité pour les crimes les plus graves qui préoccupent la communauté internationale dans son ensemble en tant que membre du Conseil de sécurité des Nations Unies », a souligné Mme Mogherini.
La Haute Représentante a rappelé que l’UE demeurait une fervente partisane de la Cour Pénale internationale. L’UE « s'engage à coopérer pleinement à la prévention des crimes graves relevant de la compétence de la Cour », a-t-elle ajouté, estimant que la Cour était une « institution essentielle pour aider les citoyens à faire justice lorsqu'ils sont confrontés aux crimes les plus graves, lorsque cela n'est pas possible au niveau national ».
La Russie reproche à la Cour pénale internationale de ne pas être « véritablement indépendante et faisant autorité en matière de justice internationale» et de ne pas être « à la hauteur des espoirs qui ont été placés en elle ».
Le retrait de la Russie de la CPI fait suite à l’annonce de trois États africains, l’Afrique du Sud, le Burundi et la Gambie, de se retirer de la Cour (EUROPE 11653). (Camille-Cerise Gessant)