Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE vont prendre connaissance, mardi 15 novembre à Bruxelles, du rapport de la Commission sur l’impact des négociations de libre-échange et des conclusions du groupe de travail sur les marchés agricoles. D’autres sujets agricoles seront évoqués la veille, mais la journée de lundi sera consacrée surtout aux sujets ‘pêche’ (voir autre nouvelle).
Les ministres de l’Agriculture de l’UE prendront connaissance, mardi, de l’étude très attendue de la Commission sur les effets cumulés, sur l’agriculture, des concessions accordées dans les négociations de libre-échange, y compris celles avec les Américains sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP).
Ce point de l’ordre du jour sera mis à profit par la France pour intervenir sur les pourparlers sur un accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur. La France, l’Allemagne et la Pologne devraient demander à la Commission d’améliorer le flux d’informations sur ces négociations et de revoir la dimension tarifaire des pourparlers pour garantir que les concessions commerciales en agriculture ne soient pas excessives ou au détriment de l’UE.
Les ministres pourront réagir aux conclusions du groupe de travail sur les marchés agricoles. Le rapport de ce groupe d’experts, présidé par Cees Veerman, pourrait contribuer à la réflexion sur la politique agricole commune (PAC) post-2020 que les ministres auront lors de leur déjeuner de travail, mardi (EUROPE 11661).
Le Conseil aura, par ailleurs, un échange de vues sur le rôle de la recherche et de l’innovation pour améliorer « la croissance durable », titre d’une note de la Présidence slovaque du Conseil qui est accompagnée des conclusions d’une conférence à haut niveau sur la bioéconomie, organisée le 17 octobre à Bratislava.
Bio, bien-être animal, perturbateurs endocriniens. De nombreux points divers sont prévus lundi et mardi. Les ministres feront le point sur les négociations avec le Parlement européen sur la réglementation de la production biologique.
La Suède, soutenue par plusieurs autres pays (Autriche, Belgique, Danemark, Allemagne et Pays-Bas), interviendra sur les mesures à prendre pour renforcer la protection des animaux durant le transport. La Belgique, le Danemark, l’Allemagne les Pays-Bas et la Suède évoqueront aussi le sujet de la plateforme de l’UE pour le bien-être animal (son rôle, sa structure et ses responsabilités).
Le dossier des perturbateurs endocriniens sera abordé par les Pays-Bas, celui de la résistance aux antibiotiques par le Danemark, celui de la dermatose nodulaire aiguë par la Bulgarie et celui de la peste porcine africaine par la Pologne.
La question de l’utilisation des indications géographiques sera soulevée par la Grèce, tandis que l’Allemagne présentera les conclusions d’une réunion sur la protection de la faune et la chasse qui s’est tenue en juin à Bonn. (Lionel Changeur)