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Bulletin Quotidien Europe N° 11645
POLITIQUES SECTORIELLES / Jai

L'Allemagne et l'Autriche veulent prolonger les contrôles dans l'espace Schengen pour une nouvelle période de six mois

Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, et son homologue autrichien, Wolfgang Sobotka, ont plaidé, jeudi 13 octobre à Luxembourg, en arrivant à une réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE, pour une prolongation de six mois des contrôles à l'intérieur de l’espace Schengen, comme le font actuellement cinq pays, dont 4 États membres.

La Commission européenne doit prendre cette décision d’ici au 12 novembre conformément à une recommandation adoptée par le Conseil le 12 mai 2016. À cette époque, les États membres de Schengen avaient adopté une proposition de recommandation de la Commission datant du 4 mai permettant à l’Allemagne, l’Autriche, la Suède, le Danemark et la Norvège de procéder à des contrôles à leurs frontières intérieures, en raison de flux secondaires pouvant encore se développer en dépit de la fermeture de la route des Balkans occidentaux et, plus généralement, d’une frontière extérieure de l’UE jugée non encore sécurisée.

La proposition de recommandation, activant l’article 29 du Code frontières Schengen, autorisait ces pays à prolonger leurs mesures pour six mois. Cette décision, avait expliqué la Commission, était basée sur une évaluation de la situation en Grèce.  « On connaît encore des faiblesses à nos frontières extérieures ; donc, on doit autoriser la prolongation des mesures », avait expliqué le commissaire en charge du dossier, Dimitris Avramopoulos.  « Le système actuel qui permet ces contrôles aux frontières se termine mi-novembre. Je plaide pour que nous puissions l’étendre », a commenté M. De Maizière à son arrivée à Luxembourg, assurant que cette question serait évoquée en marge de la réunion avec ses homologues européens.

« Vous devez voir la réalité. En Grèce, il y a 50 000 réfugiés et il y en a beaucoup dans les pays des Balkans », a réagi, de son côté, le ministre autrichien, a rapporté Reuters. « Donc, je peux difficilement imaginer que le système fonctionnera au 15 novembre. Je pense qu’il sera probablement nécessaire d’avoir une extension ou bien nous devons penser à d’autres étapes », a ajouté Wolfgang Sobotka.

La Commission européenne, dans un rapport publié en septembre, avait estimé que les conditions n’étaient pas encore réunies pour revenir à un fonctionnement normal de l’espace Schengen, malgré son engagement en mars dernier à faire cesser ces contrôles intérieurs d’ici à la fin de l’année. La Commission avait notamment indiqué que les flux secondaires de migrants restaient un problème et que ces contrôles se justifiaient tant que la nouvelle Agence européenne de gardes-côtes et gardes-frontières ne serait pas pleinement opérationnelle. D’autres pays qui, comme la France, souhaitent revenir à l’esprit de Schengen, ne devraient pas s’opposer aux prolongations de ces mesures. Mais, selon une source, certains pays auraient tout de même critiqué ces mesures, à l’instar de la Slovénie. (Solenn Paulic)

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