Les membres de la commission de la pêche du Parlement européen ont débattu à huis clos, mardi 11 octobre à Bruxelles, des effets possibles, sur les activités de la pêche, de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ('Brexit').
« L’inquiétude est grande et fondée, dans la mesure où la pêche sera l’un des secteurs les plus impactés par le 'Brexit' », relate une source.
Les députés européens ont évoqué, avec quelques représentants du secteur, la grande dépendance de certains pêcheurs (surtout français, belges, néerlandais, danois) à l’égard des ressources en poissons se trouvant dans les eaux britanniques. Les pêcheurs français, par exemple, dépendent à concurrence de 75% (sur les côtes normandes) et de 50% (sur les côtes bretonnes) des eaux britanniques. Il faut tenir compte du fait que les pêcheurs britanniques ont besoin de pouvoir commercialiser leurs produits dans les pays de l’UE et de pouvoir débarquer leurs captures dans les ports européens. Le PE souhaite, de manière générale, être associé dès le départ à la réflexion sur les conséquences du 'Brexit' et sur la façon dont on négocie, indique une source.
Une nouvelle audition sur ce thème des effets du 'Brexit' sur la politique commune de la pêche (PCP) devrait avoir lieu en novembre. S’agissant des propositions sur la table qui ont des effets sur le Royaume-Uni, comme le plan de gestion multi-espèces en mer du Nord, le message du président de la commission de la pêche, Alain Cadec (PPE, français), est de continuer à travailler sans modifier ni retarder les choses. (Lionel Changeur)