Bruxelles, 26/05/2016 (Agence Europe) - Les représentants des formations europhobes et d'extrême-droite européennes réunis dans le groupe ENL (Europe des Nations et des Libertés) au Parlement européen ont dénoncé, jeudi 26 mai, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, la situation migratoire en Grèce et, selon eux, l'échec de la solution contenue dans l'accord UE/Turquie du 18 mars.
Cette conférence de presse a été initiée par Janice Atkinson (Britannique) qui s'est rendue dans les hotspsots grecs la semaine dernière, a-t-elle indiqué. « On prétend que la crise est finie », mais, le 25 mai, « encore 2 000 migrants ont été récupérés sur la route de l'UE ». Accompagnée la Française Marine Le Pen, du Néerlandais Marcel de Graaf ou encore de l'Autrichien Harald Vilimsky, la Britannique a encore accusé les ONG d'instrumentaliser les migrants présents en Grèce en leur donnant « l'illusion » que les frontières seraient bientôt rouvertes. Une accusation qu'elle a aussi portée à l'encontre du socialiste hongrois Pieter Niedermüller, qu'elle a accusé de colporter le même message.
Dans les camps, « il n'y a pas de distinction entre les migrants économiques et les demandeurs d'asile à cause de l'industrie des Droits de l'homme », a-t-elle dit, ajoutant que pas un centime supplémentaire ne devrait être donné à la Grèce qui ne fait, selon elle, pas son travail de gestion des frontières. Marine Le Pen lui a emboîté le pas, dénonçant le « faux » début de solution que constitue l'accord UE/Turquie à travers lequel l'UE a d'ailleurs cédé au « chantage » du président turc Erdogan, a-t-elle commenté. La représentante populiste a aussi accusé la Grèce de ne pas vouloir gérer la situation. (Solenn Paulic)