Bruxelles, 26/05/2016 (Agence Europe) - Européens et Mexicains ont convenu, mardi 24 mai à Mexico, de débuter en juin les négociations bilatérales en vue de réviser leur accord de partenariat stratégique.
« L'Union européenne et le Mexique débuteront les négociations le mois prochain, en juin, sur un nouvel accord visant à répondre aux obligations et aspirations communes en phase avec le XXIème siècle, un accord prévoyant un dialogue politique plus fort, une coopération accrue sur des enjeux globaux et destiné à engendrer de nouvelles opportunités pour nos opérateurs économiques et nos investisseurs », a déclaré la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères.
Sur les questions commerciales, Mme Mogherini a estimé que l'ambition des Européens devait être à la hauteur de celle manifestée dans les négociations menées avec les États-Unis et le Canada, elle a souligné la volonté européenne d'avancer avec célérité sans négliger la qualité des discussions.
La veille, le Conseil 'Affaires étrangères' avait donné mandat à la Commission européenne et au Service européen pour l'action extérieure (SEAE) de négocier la révision de l'accord bilatéral qui sous-tende les relations entre l'UE et le Mexique. Cette étape, qui intervient près d'un an après que le dernier sommet UE/Mexique a donné son feu vert au lancement du processus de modernisation de l'accord global (EUROPE 11334), a été qualifiée de « début d'un nouveau chapitre » par la ministre mexicaine des Affaires étrangères Ruiz Massieu. Selon elle, l'UE et le Mexique partagent des « valeurs » telles que « les droits de l'homme, l'État de droit et le libre-échange ».
Sur les droits de l'homme et plus précisément l'enquête sur la disparition d'une quarantaine d'étudiants à Iguala, Mme Mogherini s'est dite « très encouragée » par l'annonce de la mise en place d'un mécanisme indépendant de suivi de l'affaire et elle a espéré que les recommandations du gouvernement mexicain destinées à corriger les failles observées dans l'action publique soient « appliquées en étroite collaboration avec les familles des victimes ». (Mathieu Bion)