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Bulletin Quotidien Europe N° 11361
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SOCIAL / (ae) social

La dimension sociale de l'UE doit être renforcée, mais pas réinventée

Bruxelles, 16/07/2015 (Agence Europe) - La dimension sociale dans la gouvernance de l'UE, et plus particulièrement celle de l'Union économique et monétaire (UEM), doit être renforcée, mais uniquement dans le cadre juridique existant, ont conclu les ministres de l'UE en charge de l'Emploi et des Affaires sociales, qui se sont retrouvés à Luxembourg pour une réunion informelle, jeudi 16 juillet.

« On a fait le constat que le système de gouvernance existant peut être mieux adapté pour promouvoir d'une manière équilibrée une compétitivité plus forte, une convergence structurelle et une croissance inclusive et durable, tout en garantissant la cohésion sociale », a déclaré le ministre luxembourgeois de la Sécurité sociale, Romain Schneider, lors d'une conférence de presse à l'issue du premier débat sur la dimension sociale de l'UEM telle que traitée dans le rapport des '5 présidents' (EUROPE 11340). Pour le ministre luxembourgeois du Travail, Nicolas Schmit, cette « période de sortie de crise » devrait ainsi être propice à « une approche différente de ce qui a été fait par le passé ».

Toutefois, cette nouvelle approche ne sera pas fondamentalement différente de la précédente, puisque tous les ministres ont « bien mentionné qu'il faut s'appuyer sur les bases juridiques actuelles de l'Union, mais également respecter les compétences des États membres », a noté M. Schneider. Renforcer la dimension sociale de la gouvernance signifie alors mettre en application ce que stipulent déjà les Traités quant à la nécessité de prendre en compte dans la gouvernance de l'UE « les exigences liées à la promotion d'un niveau d'emploi élevé, à la garantie d'une protection sociale adéquate, à la lutte contre l'exclusion sociale ainsi qu'à un niveau élevé d'éducation, de formation et de protection de la santé humaine ».

Les ministres ont ainsi plaidé encore une fois pour que le Conseil de l'UE en charge des questions d'Emploi et des Affaires sociales (EPSCO) ait un poids plus important dans le processus budgétaire du 'Semestre européen'. « Les questions sociales et d'emploi sont étroitement liées à la coordination des politiques économiques, financières et budgétaires », de sorte que la dimension sociale « devrait être considérée davantage dans le domaine d'application du cadre de la gouvernance, également en ce qui concerne l'élaboration des programmes d'ajustement macroéconomique », a dit M. Schneider. (Jan Kordys)

 

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