Bruxelles, 16/07/2015 (Agence Europe) - Étienne Schneider, vice-Premier ministre luxembourgeois, a présenté à la commission de l'industrie (ITRE) du Parlement européen le programme de la Présidence luxembourgeoise du Conseil pour les six prochains mois. Durant son intervention et les débats qui ont suivi, le ministre a fait part à plusieurs reprises de son mécontentement quant à la lettre que lui a fait parvenir la commissaire en charge du Marché intérieur et de la Politique industrielle, Elzbieta Bienkowska.
« Personnellement, j'aurais espéré que la Commission présente une véritable 'road note' industrielle avec des actions concrètes et des échéances spécifiques, telle que demandée par le Conseil européen de mars 2014. La lettre que la commissaire Bienkowska a envoyée à ce sujet ne me satisfait pas entièrement », a-t-il ainsi déclaré. Il reproche en creux à la Commission de manquer d'ambition et, explicitement, son manque de précision. La lettre, qu'a pu se procurer EUROPE, résume en quatre pages les actions entreprises par la Commission depuis son entrée en fonction, accompagnée en annexe de 9 pages portant sur les principaux chantiers en cours, ne donnant que rarement des échéances claires.
Durant son intervention, M. Schneider a abordé les priorités du Luxembourg, portées à la connaissance du public le 3 juillet dernier (EUROPE 11358), à savoir: - faire adopter le paquet 'Marché intérieur des biens et services' ; - contribuer à l'entrée de l'industrie dans l'ère 4.0, s'engager dans les politiques sectorielles (notamment l'acier et l'automobile) ; - renforcer l'accès aux financements des PME, notamment avec la révision du 'Small Business Act' - à ce sujet, le ministre a annoncé une grande conférence des PME au Luxembourg qui se tiendra en novembre prochain ; - améliorer qualitativement la législation européenne dans le cadre du programme Refit ; - finaliser la directive sur le secret des affaires; - poursuivre la modernisation du droit d'auteur ; - réformer le mode de fonctionnement du Conseil Compétitivité (avec l'instauration d'un check-up de la compétitivité en Europe en amont de chaque réunion) ; - poursuivre les négociations sur le futur cadre relationnel entre l'UE et l'Agence spatiale européenne dans le cadre d'un Conseil informel - « le premier en quatre ans ».
Dans le domaine spatial, le ministre a visiblement regretté le retrait de la directive de la diffusion des données satellitaires par la Commission (EUROPE 11349), se demandant avec humour si cette dernière avait pris cette décision dans le seul but de marquer le début de la Présidence luxembourgeoise. (Pascal Hansens)