Bruxelles, 26/11/2014 (Agence Europe) - L'éradication de la pauvreté, la lutte contre toutes les formes d'inégalités et la défense des droits humains sont, de l'avis des députés européens, parmi les objectifs clés qui devraient guider le programme mondial de développement post-2015 qui prendra le relais des objectifs du Millénaire (OMD). C'est à une confortable majorité (541 voix pour, 96 voix contre et 29 abstentions) qu'ils se sont prononcés dans ce sens, mardi 25 novembre à Strasbourg, dans une résolution exprimant les desiderata du Parlement européen pour la position que défendra l'UE lors des négociations internationales l'an prochain.
« Nous envoyons un message clair au Conseil: nous souhaitons que le Conseil adopte un avis commun qui permettrait à l'UE de prendre position et qui soit efficace pour les négociations sur le cadre de développement mondial. Ces négociations se traduiront par un nouvel ensemble d'objectifs pour l'après-2015 », résume Davor Ivo Stier (PPE, hongrois), rapporteur pour ce dossier.
Les députés soulignent que l'éradication de la pauvreté et la lutte contre les inégalités devraient être le fil conducteur du futur cadre de développement mondial et, selon eux, l'UE devrait oeuvrer à ce que l'approche fondée sur les droits de l'homme et le droit au développement deviennent des concepts fondateurs.
Les mesures de lutte contre le changement climatique et la transition vers une économie à fort rendement énergétique et faisant la part belle aux énergies renouvelables peuvent engendrer d'immenses progrès dans l'éradication de la pauvreté, fait observer le Parlement. La résolution insiste aussi sur le fait que le secteur de la santé peut contribuer au développement économique et social des sociétés.
Les députés invitent instamment la Commission européenne à faire de l'élimination des inégalités en matière d'accès à la santé et à l'éducation une priorité et appellent l'UE à soutenir son objectif autonome d'égalité entre les femmes et les hommes.
Le Parlement demande instamment aux États membres de respecter l'engagement qu'ils ont pris d'allouer à l'aide publique au développement au moins 0,7% de leur RNB, dont « au moins 0,2% aux pays les moins développés et aux autres pays très vulnérables ». Il rappelle aussi que la lutte contre la corruption, les flux de capitaux illégaux et les structures fiscales nuisibles devraient être « une priorité absolue dans le cadre du financement du développement ». (AN)